Afrique - Biens mal acquis: L’État du Congo porte plainte contre Transparency international

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 16-Jul-2017 - 14h49   5992                      
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Denis Sassou N'Guesso, Président du Congo Archives
La plainte, pour tentative d'escroquerie au jugement, a été déposée par maître Jean-Marie Viala, avocat de l'État congolais.

La présidence congolaise a publié un communiqué (daté du 14 juillet) sur l'affaire des biens mal acquis alors qu'un neveu et une ex-belle-soeur du Président congolais Denis Sassou Nguesso ont été mis en examen cette semaine.

Dans ce communiqué, la présidence dénonce «la campagne médiatique à l'échelle internationale» contre le Chef de l'État et sa famille et rappelle qu'une plainte a été déposée en 2015 contre la section française de l'ONG Transparency International.

«L’État congolais a déposé plainte contre Transparency international pour tentative d’escroquerie au jugement sur la base du fait que Transparency a maquillé des statuts pour pouvoir faire croire qu’elle avait le droit de déposer plainte, alors qu’elle n’avait pas le droit.

Donc elle a fait un faux sur des statuts, en vue de pouvoir faire condamner le Congo. On se demande pourquoi d’ailleurs, parce que ce n’est pas la France qui faisait ça, mais Transparency. Et qui agissait sur quel ordre ? Je n’en sais rien», a confié l’avocat de l’État du Congolais, maître Jean-Marie Viala, joint par Radio France International.

«Il faut savoir qu’à l’origine, la plainte de Transparency avait été refusée par le parquet de Paris, que l’information n’a pas été ouverte par le parquet et que Transparency a déposé plainte devant le doyen des juges, qui lui a été obligé, évidemment, comme la loi l’oblige, d’ouvrir une instruction», a-t-il ajouté.

Le 6 juillet dernier, le Président de Guinée Équatoriale, Teodoro Obiang, a annoncé qu'il porterait plainte, avec les Présidents gabonais Bongo et Congolais Sassou Nguesso, eux aussi concernés dans l'affaire des «biens mal acquis», contre l'ONG Transparency International, partie civile du procès.

«La justice [française] ne peut pas faire de la politique internationale contre un gouvernement à travers ses institutions extérieures. Et comment est-ce possible que le gouvernement français soit incapable d’amener la justice à respecter les accords de coopération réciproques que la France a souscrits avec la Guinée Équatoriale ? C’est un aspect qui s’apparente à de la mascarade», a déclaré Teodoro Obiang.

Auteur:
Otric NGON
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