Afrique - Gabon: Les dessous du procès de Marie Madeleine Mborantsuo en France

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 05-Apr-2017 - 16h13   35806                      
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Marie Madeleine Mborantsuo Archives
La présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise est soupçonnée de recel de détournements, soustraction et destruction de fonds publics et blanchiment en bande organisée.

Après avoir été couverte d’honneurs en novembre 2016 par la Cour de cassation de Paris, Marie-Madeleine Mborantsuo fera-t-elle bientôt face à la phase du déshonneur, alors que certains de ses avoirs en France et à Monaco ont déjà été saisis ? Les semaines qui viennent pourraient être décisives pour la présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise.

Seulement, l’acharnement des médias français sur sa personne laisse pantois plus d’un, et sur la scène politique gabonaise, l’on indique que le problème est ailleurs. Pourquoi avoir attendu sa récente élévation au firmament (une de trop ?), pour faire un tapage médiatique au sujet d’une affaire qui date de trois ans ? s’interroge-t-on de ce côté.

Selon Afric Telegraph, aux yeux de tous les observateurs avertis, l’élévation de Marie Madeleine Mborantsuo à la tête de la Conférence mondiale de la justice constitutionnelle (WCCJS) - une prestigieuse organisation mondiale qui regroupe en son sein 105 Cours et conseils constitutionnels et Cours suprêmes d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Europe -  donne à tirer plusieurs enseignements.

C’est un cinglant démenti qui vient remettre en cause les attaques de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne contre la Cour constitutionnelle gabonaise qu’elle accuse, sans arguments juridiques, de n’avoir pas dit le droit lors du contentieux électoral né de la contestation des résultats ayant donné Ali Bongo Ondimba Président élu du Gabon. C’est également par ricochet une marque de reconnaissance du bon travail fourni par les membres de cette Institution et sa présidente.

Le bonheur des uns faisant le malheur des autres, ils sont tombés du haut, ces réseaux des prédateurs impérialistes et nostalgiques de leur mythe de supériorité. Ils ont été désabusés de n’avoir pas pu réussir à imposer à la tête du Gabon une marionnette à leur solde pour poursuivre leur entreprise de prédation de ce riche pays d’Afrique centrale.

Gabon: la Cour Constitutionnelle (c) AFP

Ne s’étant pas avoués vaincus, ce sont eux qui font la mue par presse interposée, et qui s’adaptent et changent des stratégies. La recette est bien connue. C’est le lynchage médiatique en guise de représailles contre l’Institution, Gardienne des lois, madame la présidente en tête, dont le rendu du contentieux électoral n’a pas donné vainqueur le cheval de leur écurie.

C’est à cet exercice qu’ils se livrent actuellement, pour faire tourner la manivelle, jeter l’opprobre, le mépris en plus d’étaler le venin de leur racisme primaire. Les articles parus dans la presse française (Canard enchaîné) relayée par RFI et sur le plan local faisant état d’une enquête en France qui mettrait en évidence des propriétés immobilières appartenant à la présidente de la Cour constitutionnelle et des mouvements financiers suspects au niveau de ses comptes n’ont rien à avoir avec des faits avérés comme tels.

En plus, peut-on parler d’une condamnation sans jugement en droit ? Voilà autant d’éléments qui laissent établir qu’il s’agit ni plus ni moins d’une vaste campagne qui participe d’une logique de dénigrement et de diabolisation doublée d’une connotation punitive contre tous ceux qui sont le symbole et les porte-étendard d’une Afrique fière de se construire ses propres voies de développement selon un modèle qui prend en compte sa culture et respectueuse de ses lois. Et Marie Madeleine Mborantsuo en fait partie.

A en croire les éléments dont le site panafricain dit être en possession, des amalgames sont versés et injectés à dessein dans la presse pour créditer ce qui s’apparente visiblement à de la manipulation pure et simple proche d’une cabale.

Cour constitutionnelle gabonaise (c) Archives

Marie Madeleine Mborantsuo est une dame discrète au brillant parcours académique. Diplômée de la Faculté de Droit de l’université Omar Bongo de Libreville, elle a poursuivi son cursus à la Sorbonne avant de soutenir une thèse à la faculté d’Aix-en-Provence (France). Son parcours professionnel riche en lauriers à l’image de son profil scolaire fait d’elle une des personnalités de premier plan sur la scène politique nationale gabonaise depuis environ trois décennies et l’évocation de son nom impose respect et autorité.

Avant la Cour constitutionnelle qu’elle dirige avec brio depuis 1990, elle a présidé la Chambre des Comptes de la Cour suprême gabonaise. Du reste, et au-delà de ses charges contraignantes, elle a rang de consultant et d’expert auprès de nombreuses organisations régionales et mondiales en plus d’avoir des charges comme enseignante à l’université.

Depuis le début du mois de mars 2017, elle a été portée à la tête de la Conférence mondiale de la justice constitutionnelle (WCCJS), une prestigieuse organisation mondiale qui regroupe en son sein 105 Cours et conseils constitutionnels et Cours suprêmes d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Europe : ce qui représente un nouveau palier franchi.

Auteur:
Otric NGON
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