Afrique - Gabon: Selon un conseiller d’Ali Bongo, le Président gabonais bénéficie de l’appui du «grand frère» Paul Biya

Par Peter KUM | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 17-Sep-2016 - 07h59   59659                      
9
Ali Bongo Ondimba et Paul Biya Archives
Entre le Président Ali Bongo et l’opposant Jean Ping, la chasse aux soutiens étrangers est ouverte depuis la dernière présidentielle.

Jeune Afrique, dans un article publié le 16 septembre 2016, analyse les soutiens dont bénéficient Ali Bongo et Jean Ping des Chefs d’État étrangers. Selon le journal, «le score est trop serré pour que l’un ou l’autre fasse l’unanimité». L’article relève qu’après le scrutin présidentiel de septembre 2009, Ali Bongo avec le soutien de Nicolas Sarkozy, avait «réussi à mettre la communauté internationale dans son camp». Sarkozy s’était «fermement» opposé à l’envoi d’une mission de l’Union Africaine (UA) au Gabon alors que la victoire de Bongo était contestée.

Mais aujourd’hui, le Président gabonais «n’est plus dans la même position de force», souligne le journal. Selon Christophe Boisbouvier qui a rédigé l’article, «à Libreville, un conseiller d’ABO ne doute pas de l’appui du Camerounais Paul Biya».  Ledit conseiller indique au journal qu’ils sont rassurés que leur «grand frère de Yaoundé est toujours là, bienveillant».

L’article souligne qu’à la veille du scrutin en août 2009, «le Président du Cameroun avait été l’un des deux Chefs d’État de la sous-région à appeler personnellement l’opposant Casimir Oyé Mba qu’il avait pourtant soutenu, afin de le convaincre de retirer sa candidature».

Ce conseiller de Bongo est convaincu que les deux autres Chefs d’État voisins, l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et le Congolais Denis Sassou Nguesso «soutiennent Ping». Christophe Boisbouvier relève qu’entre Brazzaville et Libreville, «les relations sont en dents de scie, surtout depuis le décès, en mars 2009, d’Édith-Lucie Bongo Ondimba» qui était à la fois la fille du Président du Congo et l’épouse de celui du Gabon. Le Gabon et le Congo avaient tous les deux «disputé sa mémoire et n’ont pas vraiment vidé cette querelle».

Le Président tchadien, Idriss Déby Itno, prend «un malin plaisir à ne pas montrer sa préférence» entre Bongo et Ping. Au lendemain de la proclamation des résultats, Idriss Deby avait appelé «les deux frères ennemis gabonais pour les inviter à la modération». 

 

Auteur:
Peter KUM
 @mafanypet
  • E-mail 0
  • Google+
  • Tweet
  • Partagez
Dans la même Rubrique