Afrique - Nigeria: La Première Dame fustige ceux qui «poignardent Buhari dans le dos»

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 11-Jul-2017 - 21h56   11823                      
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Aisha et Muhammadu Buhari Archives
La Première Dame du Nigeria, Aisha Buhari, s’en est violemment prise à ceux qu’elle qualifie de « comploteurs » et qui veulent que son mari, actuellement alité, quitte le pouvoir.

Un communiqué posté mardi par Mme Buhari sur Facebook a parlé des «hyènes et des chacals» qui complotent et font des manigances pour éventuellement prendre le pouvoir des mains du Président Mohammadu Buhari.

Le leader nigérian, âgé de 74 ans, serait en convalescence dans un hôpital londonien depuis son départ du Nigéria en mai, suscitant des spéculations selon lesquelles, plusieurs de ses proches collaborateurs seraient en train de comploter pour son retrait, car sentant que c’était une bonne occasion pour le faire partir.

Jusqu’au retour de Buhari, le vice-président Yemi Osinbajo continuera à occuper le poste de président par intérim. Aisha Buhari qui n’a pas ménagé ses mots a averti que ceux parmi les proches collaborateurs de son mari qui sont impliqués dans cette entreprise qui vise à l’écarter de la présidence seront bannis de son parti.

La Première Dame n’a pas donné de noms, mais selon des analystes, ses propos semblent cibler de hauts responsables de l’administration de son mari soupçonnés de se positionner pour prendre sa place.

Aisha Buhari se montre très regardante sur le magistère de son mari. En 2016, dans un entretien à la BBC, elle avait laissé entendre que de hauts responsables nommés par son mari «n'avaient pas de mission, de vision» de ce qu'il faut faire pour le Nigéria.

Elle affirmait aussi qu'il [le Président Buhari] n'en connait pas «45 à 50% d’entre eux», sous-entendant que le Président était sous l'influence d'un petit groupe de personnes n'agissant pas dans l'intérêt du pays. «Si les choses continuent de se passer telles quelles jusqu'en 2019, je dois dire que je n'irai pas faire campagne. Je ne demanderai pas aux femmes d'aller voter comme j'ai pu le faire pour la campagne précédente. Je ne le recommencerai plus jamais», avait-elle expliqué.

Selon elle, d'autres personnes ont choisi certains membres du Gouvernement, à la place du chef de l'État. La réaction de son mari ne s’est pas fait attendre. «Sa place est à la cuisine, dans le salon et l'autre chambre. J'espère que ma femme se souvient que j'ai été (candidat) trois fois (à la présidence), et c'est à la quatrième que j'ai réussi (...) je revendique des connaissances supérieures aux siennes et à celles du reste de l'opposition, car j'ai gagné», avait-il lancé depuis Berlin om il effectuait une visite d’État.

Auteur:
Otric NGON
 @OtricNgonCIN
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