Afrique - RCA: Au moins 7 morts dans de nouvelles violences dans la capitale Bangui

Par Jean-Marie NKOUSSA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 13-Nov-2017 - 12h33   1731                      
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Bangui, la capitale de la RCA Archives
L’explosion d’une grenade samedi soir dans un bar a tué quatre personnes. Les violences qui s’en sont suivies ont fait trois morts.

A Bangui, on craint une escalade de la violence qui pourrait coûter la vie à d’autres personnes. Le 11 novembre 2017 au soir, plusieurs centrafricains s’étaient retrouvés dans un bar pour un concert au nom de la paix, donné par la star locale de la chanson, l’artiste Ozaguin.

Ledit bar est situé non loin des quartiers voisins PK5 et Miskine qui ont connu en 2015 de violents affrontements entre musulmans et chrétiens. Lesquels affrontements avaient débouché sur la mort de plus de 70 personnes.

Les témoins de la scène racontent qu’alors que ce concert dit de réconciliation se déroulait, des personnes à mort d’une moto, ont lancé une grenade dans la foule. L’explosion a tué 4 personnes et fait de nombreux blessés, une vingtaine au total, rapportent les médias locaux. Des représailles vont s’en suivre tout au long de la nuit de samedi à dimanche. Les médias rapportent que trois musulmans ont aussi été tués.

Il s’agit des premières violences importantes dans la capitale centrafricaine depuis 2017. Sur les ondes de la radio d’Etat, Henri Wanzet, ministre de la Sécurité publique, a condamné sans réserve ses violences qu’il attribue aux ennemis de la paix. « Ce sont  les ennemis de la paix qui ont poussé les gens, en sachant que si on dit "il va y a voir des représailles du côté de la communauté musulmane", ça va pousser la communauté musulmane à agir et à faire du désordre. Et si on dit représailles du côté chrétien, ça va pousser aussi. Donc, nous avons bien compris ce jeu », a-t-il déclaré.

Le quartier musulman du PK5 à Bangui a été pendant longtemps, le théâtre d’un long conflit entre l’ex-rébellion Séléka et la milice antibalaka, lors de la crise qui a suivi le putsch de François Bozizé en 2013. Ces violences ont diminué avec les arrivées de l’armée française et la force des Nations Unies.

Auteur:
Jean-Marie NKOUSSA
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