Afrique - Rejet du Franc CFA: L’activiste Kémi Séba relaxé ce mardi par le tribunal après avoir brûlé un billet de 5000 F le 19 août dernier à Dakar (Sénégal)

Par Frédéric NONOS | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 30-Aug-2017 - 01h45   5745                      
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Kemi Seba, brulant un billet de 5000 FCFA F. Nonos
Placé en garde en vue vendredi dernier, le président de l'ONG Urgences Panafricanistes a été libéré alors que le parquet sénégalais avait requis trois mois de prison ferme.

Son acte était devenu viral sur les réseaux sociaux, relançant une fois de plus le débat sur le Franc CFA. Ses soutiens (panafricanistes et anticolonialistes) lui ont voué une admiration, allant jusqu’à brûler eux aussi des billets de FCFA en signe de rejet de la monnaie. Lors d'un rassemblement « contre la Françafrique » à Dakar le 19 août dernier, le franco-béninois Kémi Séba, avait crée un scandale en brûlant un billet de 5000 FCFA pour dénoncer une monnaie qu’il qualifie de « scandale économico-politique de l’ordre colonial ».

Un acte « purement symbolique et dont et je suis prêt à en payer le prix du plus profond de mon âme. », avait-il assumé. Ce qui lui avait d’ailleurs valu une interpellation par les agents de la Division des investigations criminelles (DIC), suivie d’une garde à vue vendredi, 25 août 2017. Et pour cause, la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), avait porté plainte contre ce dernier. Plainte que le polémiste disait attendre, prétextant qu’elle était commandée par la Banque de France pour le mettre en prison.  

Lors de sa comparution ce mardi, 29 août 2017 devant un tribunal de Dakar, rapporte Radio France internationale (RFI), Kémi Séba a expliqué qu’il ne souhaitait pas enfreindre la loi sénégalaise mais posé un acte symbolique. Il a visiblement bénéficié de la clémence du tribunal qui l’a libéré, alors que le parquet avait requis trois mois d’emprisonnement ferme.  Une relaxe qui ne l’empêchera certainement pas de récidiver. Personnage controversé, Kémi Séba est, selon nos confères, né en 1982 en France où il a fait des vagues au point de créer au début des années 2000, un collectif qui prônait la séparation raciale entre Noirs et Blancs. Son collectif est dissout en 2006 et il est condamné à plusieurs reprises dans les prisons françaises pour plusieurs délits. Depuis 2011, celui qui se présente comme polémiste et président de l’Organisation non gouvernementale Urgences panafricanistes, réside au Sénégal où là aussi, il ne cesse de faire des vagues.

 

Auteur:
Frédéric NONOS
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