Cameroun - Accident Ferroviaire d’Eséka: Trois ans après la catastrophe, les recherches de Madame Dissake se poursuivent

Par Béatrice KAZE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 21-Oct-2019 - 18h42   4797                      
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Me Dorette Dissake Berthe Aurélie Dissake
Depuis septembre 2018, les autorités administratives et la police exploitent une autre piste dans le cadre de la recherche de cette dame notaire.

Ce 21 octobre 2019 marque le troisième anniversaire de la catastrophe ferroviaire survenue à Eséka dans le département du Nyong-et-Kéllé, région du Centre.  Trois années après ce drame qui a fait 80 morts et plus de 500 blessés, Me Thomas Dissake espère toujours au moins voir la dépouille de son épouse pour tourner définitivement la page.

En effet, l’épouse de l’avocat, Dorette Dissake,  figure parmi les sept disparus de cette catastrophe, précise le quotidien Le Jour dans son édition du 21 octobre 2019.

D’après notre confrère, les actions entreprises par l’avocat afin de retrouver son épouse se sont avérées vaines. «La présidence de la République, les responsables de l’entreprise Camrail, le ministre des Affaires Etrangères de la France et d’autres autorités camerounaises ont été saisis par l’époux de la disparue. Mais le mystère persiste toujours sur le cas de cette dame notaire, présente dans le train 152, qui a déraillé aux environs de 13h ce 21 octobre 2016», indique le journal.

Les fouilles faites dans les différentes morgues où les corps ont été gardés restent infructueuses. «Cependant, depuis septembre 2018, les autorités administratives et la police exploitent une autre piste dans le cadre de la recherche de cette dame notaire», renseigne le journal.

«Un homme affirme avoir enterré un corps dans la Lékié. Ce monsieur affirme que le corps enterré ne serait pas celui de son épouse. Il dit que pendant les obsèques, les membres de sa famille n’ont pas reconnu ce corps. J’ai saisi le préfet de la Lekié, qui avait signé depuis quelques mois un arrêté pour l’exhumation du corps en question. Mais l’autorité administrative a précisé que je devais supporter les frais d’exhumation. Je suis allé le voir pour lui dire que je n’avais pas d’argent et qu’il était nécessaire d’imputer ces frais à la responsabilité de Camrail. Le préfet a modifié son arrêté, tout en précisant qu’il revenait à la police de supporter les frais de cette procédure. J’attends maintenant que la police réagisse pour que ce corps soit exhumé pour voir si c’est effectivement celui de mon épouse», a confié Thomas Dissake au journal.

Auteur:
Béatrice KAZE
 @T_B_A
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