Cameroun - Affaire de la succession chez les Muna: Le Ministère public requiert la culpabilité d’Akere Muna, candidat à la Présidentielle 2018

Par Josiane Rose NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 17-Sep-2018 - 16h21   9120                      
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Me Akere Muna Me Akere Muna
Le 11 septembre 2018 date de la dernière audience de cette affaire, les conseils du candidat du Front populaire pour le développement ont demandé un report de la cause en raison de la campagne électorale que prépare leur client.

Les avocats d’Ama Tutu Muna la plaignante, la partie civile et le parquet ont vu d’un très mauvais œil la demande de report de cause introduite par Akere Tandeng Muna. Le journal Repères du 17 septembre 2018 rapporte que les conseils de l’ancien Ministre des Arts et de la culture (MINAC) n’ont appris l’existence de ladite demande qu’à l’audience. Akere Muna l’a introduite au Tribunal par voie administrative les 9 et 10 du mois en cours. Les avocats de la plaignante ont dénoncé l’inélégance de la manœuvre. «Les usages confraternels voudraient qu’en pareille circonstance, le requérant notifie ou informe ne serait-ce par un appel téléphonique, la partie adverse pour éviter à cette dernière un déplacement inutile», a déclaré Me Fostine Fotso l’un des conseils d’Ama Tutu Muna.

Outre cela la partie plaignante a indiqué que la campagne électorale qui ne commence que le 22 septembre 2018 ne peut être brandie comme un motif de report de la cause. En fin de compte le Tribunal a décidé de rejeter la demande d’Akere Muna, défendue lors de cette audience par Me Eta Bessong. Ce problème ayant été résolu, Samuel Ngo représentant du Ministère public a exposé les manœuvres auxquelles s’est livré le prévenu pour arriver à son but. Ces manœuvres étant la tenue des déclarations mensongères, la dissimulation de procédure, le faux et usage de faux en écriture privée. «Il est clairement établi que sur le procès-verbal du conseil de famille présenté à l’autorité pour certification de conformité par le prévenu Akere, la signature d’Ama Tutu Muna a été imitée. Samuel Ngo conclut alors à la culpabilité du prévenu et demande au Tribunal de condamner Akere Muna pour les faits qui lui sont reprochés», écrit le journal.  

L’affaire est mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 25 septembre 2018.

Auteur:
Josiane Rose NDANGUE
 @ljndangueCIN
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