Cameroun - Affaire Jovi-Orange: Selon l’artiste Krotal, l'expression «Dans la sauce» est intimement liée au succès du titre chanté par l'artiste camerounaise Reniss

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 26-Feb-2017 - 10h12   54072                      
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Krotal, artiste musicien Archives
L’un des précurseurs du mouvement hip-hop au Cameroun pense que New-Bell Music (le label dont Jovi est le propriétaire et qui produit Reniss) pourrait avoir gain de cause en utilisant les atouts dont il dispose.

Depuis quelques jours, l’univers musical camerounais est secoué par une affaire de «plagiat». Jovi, producteur de l’artiste Reniss à travers son label, New-Bell Music, accuse la société de téléphonie mobile Orange d’avoir lancé une campagne publicitaire avec le concept «Dans la sauce», dont il revendique les droits d'auteur.

Alors que le débat enfle et que certains estiment qu’il s’agit là ni plus ni moins d’une expression populaire, Krotal tranche: «Si nous sommes honnêtes, nous reconnaîtrons qu'avant que Reniss ne fasse le titre "Dans la sauce", cette expression ne se retrouvait nulle part dans les expressions populaires camerounaises. Sauf que succès aidant, tout le monde s'est mis à utiliser cette expression, à diverses sauces on dira. En est-elle propriétaire ? Oui à mon humble avis».

«Et pour tous ceux qui s'amusent à parler de "Protection, Droit d'auteur et autre" sachez qu'il existe d'autres pouvant démontrer la propriété d'une œuvre de l'esprit. Et svp arrêtez de vous mentir, l'expression "Dans la sauce" est intimement liée au succès du titre chanté par l'artiste camerounaise Reniss, dont elle fait l'objet et pas à autre chose comme certains voudraient le faire croire», poursuit-il dans un message posté samedi sur sa page Facebook.

L’un des précurseurs du mouvement hip-hop au Cameroun va plus loin, en évoquant un Code qui s'intitule le Code de la Propriété Intellectuelle (CPI). Ce code est utilisé en cas de plagiat et plus précisément lorsqu'il y a violation de:

- l'article L 112-1 du CPI: La reproduction ou la représentation intégrale ou partielle faite sans l'accord de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayant cause est illicite.

On retrouve ce genre de situation lors de substitution d'identité lors d'un examen ou lors d'un copié-collé lors de la dissertation.

- l'article L 122-4 du CPI: Aussi en cas de transformation, traduction, d'adaptation, reproduction ou arrangement concernant un art ou un quelconque procédé.

Le non-respect de ces 2 articles est punissable, car plagier est un délit. Les sanctions encourues sont de nature pénale et civile.

En d'autres termes, précise Krotal, selon la gravité et la nature du plagiat, le plagieur (celui qui est l'acteur du plagiat) est passible de dommages et intérêts (civil) et risque jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende (pénal).

Krotal pense que si New-Bell Music creuse de ce côté-là, en utilisant les atouts dont ils disposent, à savoir: Disque dur, date de sortie du produit sur les différentes plateformes de diffusion nationales et internationales dudit produit, etc., il aura gain de cause. «Et je mets au défi tous ces experts en tout genre qui en permanence qui font au Cameroun débat de toute chose. Orange est une multinationale d'accord, mais sachez mes amis, que la Musique est plus grande que le Cameroun», argue l’auteur-compositeur et producteur.

Ci-dessous, le Code de la Propriété Intellectuelle sur le droit d’auteur:

Code droit d'auteur (c) OAPI
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Auteur:
Otric NGON
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