Cameroun - Alerte: près de 2,5 millions de personnes menacées par la famine dans le Grand-Nord et à l’Est

Par Jean-M NKOUSSA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 01-Jan-2018 - 19h39   3462                      
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C’est ce que révèle une enquête conjointe ministère de l’Agriculture- PAM (Programme alimentaire mondial).

Dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, 2 466 000 de personnes sont en insécurité alimentaire. L’information est contenue dans un rapport conjoint du ministère camerounais de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) à travers le Programme National de Sécurité Alimentaire (PNSA) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Une étude, renseigne L’Œil du Sahel paru le 27 décembre 2017, menée en septembre 2016. Le journal indique que l’enquête a couvert 82 villages dans l’ensemble des quatre régions suscitées. « Au total, 1 065 ménages ont été enquêtés et 98 discussions de groupes ont été réalisées dans les villages avec les personnes ressources comprenant les autorités administratives et traditionnelles. 22 marchés ont été visités et 61 commerçants y ont été enquêtés », peut-on lire.

Il ressort de cette étude, mentionne notre confrère qu’en 2016, « environ un ménage sur cinq (24% contre 15% en 2015), est en insécurité alimentaire, dont 3% de manière sévère (contre 2% en 2015)…De plus, environ 2 466 000 personnes sont en insécurité alimentaire dans les quatre régions à l’étude, dont 289 000 en insécurité alimentaire sévère ».

De manière spécifique, l’Adamaoua présente une prévalence d’insécurité alimentaire de 39% (contre 19% en) dont % en situation sévère. A l’Extrême-Nord, ce taux est de 33% (contre 35% en 2015). Le Nord présente un taux de 17% avec 2% en situation sévère. L’Est enfin la région la moins affectée avec un taux d’insécurité alimentaire de 7,5% contre 8% en 2015. Le phénomène touche davantage les ménages ruraux.

Plusieurs effets sont à l’origine de cette situation. En bonne place, les mauvaises récoltes. La région de l’Extrême-Nord par exemple présente un déficit vivrier Equivalents-Céréales d’environ 50 088 tonnes. La couverture annuelle en besoins alimentaires n’a été que de 5 mois sur 12 pour plusieurs ménages, souligne le journal. Cette baisse de rendements agropastoraux due à la menace sécuritaire.

Afin d’y apporter des solutions, le Président de la République, Paul Biya vient de dépêcher une délégation interministérielle dans le septentrion.

Auteur:
Jean-M NKOUSSA
 @jmnkoussaCIN
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