Cameroun – Alternance au pouvoir: Un mouvement politique en gestation avec quelques anciens des années de braise.

Par Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 09-Jul-2020 - 22h08   12802                      
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photo de famille après Réunion pour le changement du régime de Biya MDI
Henriette Ekwe, Mboua Massock, Pierre Kwemo, Yondo Black, Alice Kom, Marie-Louise Eteki sont entre autres figures de la politique et de la société civile qui ont répondu à l’appel de Djeukam Tchameni pour un mouvement dont l’objectif est de changer le régime de Paul Biya au pouvoir depuis 38 ans.

 

C’est ce jeudi 9 juillet 2020, que Djeukam Tchameni, président du Mouvement pour la démocratie et l’interdépendance (MDI), a publié le communiqué final d’une réunion tenue à son initiative le 04 juillet 2020 à Douala.

L’on apprend que cette réunion a enregistré la participation des anciens combattants pour le changement au début des années 90 tels que Mboua Massock, Pierre Kwemo, Yondo Black, Henriette Ekwe.

« C’est autour de la question de la « recherche d’un consensus sur les axes prioritaires de la lutte pour le changement qualitatif au Cameroun » que les participants au déjeuner-débat ont axé leurs réflexions » peut-on lire dans le communiqué.

Le texte renseigne par ailleurs qu’après avoir passé au peigne fin la situation socio politique au Cameroun,  les participants sont tombés d’accord sur « l’urgence du retour de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et la nécessité d’une rupture politique avec le régime néocolonial, hyper-centralisé, dictatorial et corrompu».

Ci-dessous, le communiqué publié par Djeukam Tchameni

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

A l’invitation de Djeukam Tchameni, président du MDI et membre du Réseau des Organisations de la Société Civile (ROC), s’est tenue à son domicile à Douala, la première réunion du Cadre Citoyen de Concertation des forces et acteurs sociaux et politiques du Cameroun autour d’un déjeuner-débat, le 4 juillet 2020 de 12h à 16h. 

Cette rencontre a réuni une cinquantaine de participants en présentiel (30) et en ligne (20). Parmi ceux-ci des responsables de partis politiques représentés ou non à l’assemblée nationale, des responsables d’organisations non-partisanes, des personnalités indépendantes, des universitaires et hommes de media, des autorités religieuses et traditionnelles. On y trouvait donc des praticiens et des théoriciens du changement. Les contributions reçues étaient sous forme orale, écrite, vidéo et audio, et provenaient aussi bien du Cameroun que des autres pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. 

Des personnalités telles que l’Honorable Kwemo Pierre président de l’Union des Mouvements Socialistes, Mme Marie-Louise Eteki presidente du CFA, Mme Kah Walla présidente du CPP, les anciens Bâtonniers Akere Muna et Yondo Black, Me Alice Nkom avocate, des militants sociaux tels que Hilaire Kamga, Maximilienne Mbe, Henriette Ekwe ou Mboua Massok chantre de la « rebellion morale » et bien d’autres ont participé aux échanges. 

Cela a fait du déjeuner-débat un lieu d’échanges particulièrement riches. C’est autour de la question de la « recherche d’un consensus sur les axes prioritaires de la lutte pour le changement qualitatif au Cameroun» que les participants au déjeuner-débat ont axé leurs réflexions. 

 ls ont fait les constats préliminaires suivants :

  1. L’existence d’une atmosphère d’insécurité généralisée au Cameroun ;
  2. La persistance de la guerre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest
  3. L’arrogance du système néocolonial incarné par le régime en place qui refuse tout dialogue sincère et inclusif ;
  4. L’existence d’une corruption endémique qui gangrène tous les secteurs de la vie sociale et politique ;
  5. Le recul des libertés publiques et l’usage disproportionné de la force par les autorités civiles et militaires ;
  6. La mainmise du régime en place sur le processus électoral au Cameroun, qui rend improbable un changement par les urnes ;
  7. L’instrumentalisation des questions identitaires par le régime en place pour diviser les Camerounais ;
  8. L’étranglement du peuple par la paupérisation généralisée et la mal-gouvernance ;
  9. L’impossibilité pour une force sociale ou politique d’impulser toute seule les changements qualitatifs que les Camerounais appellent de tous leurs vœux ;

A l’issue des échanges, les deux (02) axes prioritaires d’action socio-politique au Cameroun sont :

- L’urgence du retour de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

- La nécessité d’une rupture politique avec le régime néocolonial, hypercentralisé, dictatorial et corrompu.

Pour mettre cela en œuvre, les participants au Cadre Citoyen de Concertation ont décidé :

- D’inviter toutes les forces et actions favorables au changement à se concerter et à mettre en synergie leurs efforts.

- De se revoir dans un bref délai pour donner un contenu matériel aux résolutions prises ce jour.

 

Maximilienne Ngo Mbe , Djeukam Tchameni et Henriette Ekwe (A droite) (c) MDI

 

Auteur:
Adeline ATANGANA
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