Cameroun - An 34 du renouveau: Les grands échecs économiques de Paul Biya

Par Géraldine IVAHA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 05-Nov-2016 - 17h35   54563                      
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Paul Biya Archives
Le 6 novembre 2016 marquera le 34e anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême. Le bilan économique n’est pas très encourageant face à une éducation jugée médiocre, une gouvernance qui traine une mauvaise image, un secteur des transports qui va mal et un système de santé malade.

D’après Le Quotidien de l’Economie du 4 novembre 2016, «Santé pour tous en l’an 2000» est le slogan que le Renouveau a fait miroiter aux populations à l’orée du 21e siècle. 16 ans après ce slogan creux, l’on enregistre toujours des cas de décès dans les formations sanitaires, principalement pour faute de moyens financiers des populations majoritairement pauvres, peut-on lire. Des personnalités sont évacuées à bord d’un avion médicalisé en direction d’hôpitaux étrangers. Pour le journal, cette situation suscite des questions sur la qualité des plateaux techniques dans les hôpitaux camerounais.

Pour Le Quotidien de l’Économie, le Transport est un secteur aux virages dangereux. La date du 21 octobre 2016 sera désormais inscrite dans les annales de l’histoire du Cameroun. Ce jour-là, les deux capitales, politique et économique du Cameroun, Yaoundé et Douala étaient coupées l’une de l’autre, que ce soit par voie terrestre ou ferroviaire, avec à la clé (officiellement) une centaine de morts à Eseka, à la suite d’un accident de train. Pour le quotidien, cette image à elle seule résume le bilan du Renouveau dans le secteur des transports au Cameroun. La compagnie aérienne Camair-Co ne dispose presque plus d’avions dignes de ce nom. Il est même sous assistance Boeing pour essayer de retrouver ses ailes. Son seul gros porteur «Le Dja» est tous les jours cloué au sol pour défaut de pièces de rechange, quand il n’est pas tout simplement bloqué pour des factures de maintenance non payées.

En 2008, lors de l’Arrivée de la Camerounaise des Eaux (CDE), les Camerounais caressaient l’espoir de ne plus mourir de soif. Huit ans plus tard, Paul Biya, a instruit à son gouvernement de ne pas renouveler son contrat en 2018 parce qu’il est reproché aux Marocains, entre autres, la mauvaise qualité de service et des factures d’eau fantaisistes.

Selon la Banque Mondiale, à peine 2 Camerounais sur 5 ont accès à l’électricité, malgré la privatisation en juillet 2001 du service public de l’électricité sensée améliorer cette pénible situation. Le concessionnaire Eneo pointe 1 036 140 branchements en avril 2016 sur une population de plus de 22 millions d’habitants. Une enquête a été menée auprès de 10 000 clients en 2012 par l’Agence de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARSEL). Cette enquête a révélé que la qualité du service technique et commercial aux consommateurs finaux d’Aes-Sonel était défaillante.

Auteur:
Géraldine IVAHA
 @givahaCIN
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