Cameroun - Au tribunal: Deux anciens vigiles du ministère de l’Emploi poursuivis pour complicité de détournements de deniers publics

Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 19-Apr-2017 - 16h27   23050                      
1
Justice Camerounaise Archives
Les accusés, qui croupissent actuellement en prison, clament leur innocence.

 Cela fait presque deux ans que Doubla Dounbdey et Amadou Baldahi sont incarcérés à la prison centrale de Kodengui à Yaoundé. Ces deux anciens vigiles au ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP) sont accusés de complicité dans une affaire de détournements présumés de deniers publics et sont traduits au Tribunal de Grande Instance de Mfoundi.

Selon l’hebdomadaire Kalara du mardi 18 avril 2017, l’argent au centre de leur procès résulte d’un vol supposé de deux véhicules et d’une moto d’une valeur globale de 21,5 millions FCFA, appartenant au MINEFOP. Le forfait décrié a été opéré dans l’enceinte du bâtiment abritant le siège du MINEFOP situé au rond-point Nlongkak à Yaoundé qui par ailleurs abrite également le siège d’autres institutions, dans la nuit du 7 au 8 décembre 2015.

Les accusés pour leur part, plaident non coupable. Une position qui semble ne pas satisfaire le représentant du MINEFOP, Mme Fadi Tshane, qui les accuse de complicité de vol. Celle-ci pointe un doigt accusateur sur les deux ex-vigiles parce qu’ils étaient censés surveiller les lieux. « Il est apparu curieux qu’ils n’ont pas entendu ni les ronflements du véhicule, ni l’ouverture du portail en fer. Ils ont participé au vol par leur inertie en connaissance de cause du vol des véhicules », a-t-elle indiqué dans son plaidoyer.

Pour leur défense, les deux prévenus affirment que es clés du portail étaient également conservées par vigiles du ministère de la Jeunesse. « Nous ne travaillons que la nuit et ignorons où les clés des voitures du parking étaient gardées », ont-ils argumenté. Et de soutenir par la suite que certains villes du MINE+JEC ont fondu dans la nature une fois les enquêtes démarrées, peut-on lire dans le journal. Pour Me Mbianga Boniface, l’avocat des accusés, la non culpabilité de ses cents est évidente du fait qu’aucun motif ne montre leur participation dans ce vol.

Auteur:
Lore E. SOUHE
 contact@cameroon-info.net
 @loresouheCIN
  • E-mail 0
  • Google+
  • Tweet
  • Partagez
Username:
Register   -   Forgot password
Password:
Dans la même Rubrique