Cameroun - Circulation routière: De janvier à août 2017, le Cameroun a enregistré 4190 accidents de la circulation selon le Gouvernement

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 08-Sep-2017 - 12h23   1602                      
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Issa Tchiroma Bakary face à la presse - Yaoundé, 28 mars 2017 Cameroon Tribune
Pour les huit premiers mois de l’année 2017, c’est-à-dire jusqu’à la fin du mois d’août de l’année courante, 4190 accidents dont 179 mortels, 784 corporels et 3227 matériels.

Ces chiffres ont été révélés jeudi par le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, lors d’une conférence de presse à Yaoundé. Selon ce dernier, «le mois d’août 2017 aura été particulièrement mortel, selon les informations à notre disposition, avec un total de 626 accidents toutes catégories confondues, dont 34 mortels, 79 corporels et 513 matériels».

Toujours au chapitre de ces tristes records, c’est le mois d’août 2017 qui s’est encore le plus illustré, avec 98 morts des suites d’accidents de circulation sur les axes routiers nationaux.

Les causes de la recrudescence de ce fléau sont multiples, au regard des constats effectués et des conclusions des enquêtes ouvertes à la suite des différents drames intervenus sur nos routes, a fait savoir le ministre de la Communication.

Les administrations techniquement compétentes en la matière les répartissent entre les causes humaines, les causes matérielles, les causes infrastructurelles et les causes environnementales.

Parmi les causes humaines, on note la responsabilité des conducteurs due aux excès de vitesse, à de mauvais dépassements, aux surcharges de passagers et/ou de marchandise, à la conduite en état d’ébriété, aux mauvais stationnements, au défaut de pré-signalisation de véhicules en détresse, à l’utilisation du téléphone et au déficit de compétences au volant, au chevauchement des lignes continues, pour ne citer que ces causes-là.

«Nous citerons également la responsabilité des patrons d’agences de voyages qui s’illustrent par le faible traitement salarial et l’absence de protection sociale des conducteurs, le défaut de planning de rotation de ces mêmes conducteurs, et pour certains, le caractère clandestin de leurs activités».

Quant aux causes matérielles, elles sont directement liées à l’état technique des véhicules majoritairement caractérisé par l’usure des pneus, la défaillance des systèmes de freinage, la complaisance coupable des agents chargés d’assurer la visite technique des véhicules.

Pour ce qui est des causes infrastructurelles, elles concernent d’une manière générale le mauvais état des routes avec la fréquence des nids de poules, les défaillances de visibilité dues à l’envahissement des accotements par la broussaille et donc, le défaut de cantonnage des abords de chaussées, la rareté voire le manque d’aires de repos, l’absence de matériels de dégagement de véhicules en panne ou abandonnés sur les abords des chaussées, la mauvaise signalisation routière, la disposition de dos d’ânes intempestifs.

Pour ce qui est des causes environnementales, on retiendra la pluviosité et les temps brumeux qui réduisent la visibilité des conducteurs de manière substantielle.

Face à cette situation, a indiqué Issa Tchiroma Bakary, le Gouvernement a entrepris de mettre en place des mesures appropriées, pour un retour à plus de sérénité sur nos routes. Il s’agit tout d’abord, en amont du phénomène observé, d’assainir le circuit d’obtention et de délivrance du permis de conduire et de renforcer la formation des candidats à l’examen du permis de conduire.

Il y a par ailleurs la multiplication des contrôles permanents et inopinés dans les points d’embarquement et de débarquement des passagers dans les points de ramassage, avec la collaboration du Ministère des Transports, celles des municipalités ainsi que celle des syndicats professionnels des transports routiers, la multiplication avec le concours des Forces de Police et de Gendarmerie, des contrôles sur les principaux axes routiers à l’effet de constater et de réprimer les cas de violation de la règlementation sur le transport routier.

Sans oublier «les cas de surcharges, les cas d’excès de vitesse, ainsi que les défaillances techniques des véhicules, la multiplication des descentes d’inspection dans les centres de visites techniques, la surveillance rapprochée des tronçons accidentogènes, le respect de la règlementation stricte des heures autorisées pour la circulation des gros porteurs et des itinéraires ouverts à ladite circulation, la limitation des voyages nocturnes, l’enlèvement systématique des véhicules en détresse, mal stationnés ou en stationnement prolongé, ainsi que celui des carcasses encombrant les abords de chaussées, la construction et l’aménagement des aires de repos».

Auteur:
Otric NGON
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