Cameroun - Climat des affaires: Les chefs d’entreprises formulent un plaidoyer pour rendre le système fiscal camerounais «plus rationnel»

Par Wilfried ONDOA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Jul-2021 - 14h13   2817                      
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Des chefs d'entreprises au siège du GICAM à Douala GICAM
C’était lors de l’échange entre le gouvernement et le Groupement Inter patronal du Cameroun le 9 juillet 2021.

Les chefs d’entreprises réunis sous la bannière du Groupement Inter patronal du Cameroun (GICAM) ont échangé avec le gouvernement représenté par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, le 9 juillet 2021 à Yaoundé. Il était question pour les différents partis de trouver le moyen de rendre le système fiscal camerounais «plus rationnel et lui permettre de contribuer au développement du pays», rapporte le quotidien national bilingue Cameroon Tribune en kiosque ce 12 juillet 2021.

«Une entreprise existe pour faire des bénéfices et payer des charges, pas seulement pour payer des impôts», a souligné Laure Kenmogne Djoumessi, conseil fiscal et juridique, pendant les travaux.

Cette rencontre qui rentrait dans le cadre de la 3ème édition du débat patronal du GICAM, consistait à permettre à l’Etat et aux chefs d’entreprises d’examiner ensemble les problématiques soulevées. En effet, «les chefs d’entreprise estiment que le climat des affaires est pour le moment pollué par le système fiscal au caractère confiscatoire qui résulte d’un poids accru de l’imposition assise sur le chiffre d’affaires à travers le paiement d’un minimum de perception à un taux élevé eu égard aux marges réalisées dans certains secteurs d’activités», écrit le journal.

«Nous voulons que le gouvernement nous écoute et prenne en compte nos propositions pour l’élargissement de l’assiette fiscale car la fiscalité constitue à 95% les problèmes des entreprises. Nous n’avons pas besoin d’une fiscalité punitive mais d’une fiscalité de développement», a déclaré Célestin Tawamba, président du GICAM dans les colonnes du journal.

Quant au ministre du Travail Grégoire Owona, «un espace d’échange plus approprié serait plus indiqué pour mener des échanges sur un sujet de cette envergure». Le MINTSS a exhorté le GICAM à «être disposé pour mener un dialogue franc aboutissant à des solutions acceptables pour tous», peut-on lire.

Le DG de la Caisse autonome d’amortissement, le recteur de l’Université de Yaoundé II et l’ambassadeur chef de délégation de l’Union européenne au Cameroun ont tour à tour relevé que le débat sur la fiscalité est récurrent à travers le monde. Cependant, «il faut avoir la proportionnalité dans le paiement de l’impôt qui en réalité est un outil de création de richesse», lit-on.

Wilfried ONDOA

Auteur:
Wilfried ONDOA
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