Cameroun - Communiqué: LE MRC NE SERA PAS À LA MARCHE DU 21 OCTOBRE À DOUALA

Par M R C | Correspondance
YAOUNDE - 19-Oct-2017 - 12h40   6485                      
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Maurice Kamto Archives
"De prime à bord, le MRC entend relever, que contrairement à ce qui est annoncé à coups de trompettes et de tambours, le MRC n'a reçu aucune invitation de la part dudit parti sur aucun un sujet quel qu'il soit, encore moins au sujet de la fameuse " grande marche", et ne saurait donc décliner ce qui ne lui a jamais été proposé."

LE MRC NE SERA PAS À LA MARCHE DU 21 OCTOBRE À DOUALA.

Une certaine opinion, déterminée à nuire à l'image du MRC, prétend que le MRC aurait décliné l'invitation à lui faite qu'un parti politique d'opposition entend organiser le samedi 21 octobre 2017 à Douala dénommée "la grande marche" en soutien aux populations des régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun en proie à la crise sociale dite " crise anglophone ".

De prime à bord, le MRC entend relever, que contrairement à ce qui est annoncé à coups de trompettes et de tambours, le MRC n'a reçu aucune invitation de la part dudit parti sur aucun un sujet quel qu'il soit, encore moins au sujet de la fameuse " grande marche", et ne saurait donc décliner ce qui ne lui a jamais été proposé.

Faut-il rappeller à toutes fins utiles qu'en 2012 le MRC avait approché plusieurs partis politiques et particulièrement le SDF pour leur proposer qu'à défaut de fusionner que l'on crée un secrétariat pour coordonner les actions des partis politiques l'opposition.

Cette proposition fut heurtée à une lamentable fin de non recevoir ce qui est regrettable car c'est un tel secrétariat qui aurait initié et coordonné une telle marche si jamais sa portée et son efficacité dans la recherche des solutions pour sortir de la crise auraient été établies.

Au départ, si les organisateurs avaient l'intention d'y associer le MRC, alors le parti aurait évidement contacté le MRC pour qu'ils travaillent ensemble sur ce projet et l'autorisation devait être accordée aux partis politiques porteurs de l'action.

Ensuite, il convient de rappeler que, dès sa création en 2012, le MRC a posé le problème politique anglophone, en lui réservant une bonne place dans son projet de société, c'est-à-dire, bien avant que certaines formations politiques ne le découvrent opportunément plusieurs années après.

Le Président National du MRC avant la survenance de la crise a souligné l'existence et l'urgence de ce problème qui couve depuis des décennies, lors de plusieurs meetings respectivement tenus.


- Du 04 au 15 juin 2015 avec la diaspora

- Le 21 Novembre 2015 à Bafoussam

- Le 25 juin 2016 à Bamenda,

et aussi lors de son meeting le 10 Decembre 2016 à Ngaoundéré au cours duquel il convoquait le dialogue comme seule issue, aussi que d'autres mesures de sortie de crise

Depuis lors, le MRC est resté constant dans sa condamnation de la partition du pays sous quelque prétexte que ce soit.

Un collège d'avocat principalement du MRC à savoir Me Emmanuel SIMH, Me NDONG Christopher, Me Michèle NDOKI pour ne citer que ceux là et ayant a sa tête Me Maurice KAMTO a été aux côtés des personnes arrêtées dans les regions du nord-ouest et du sud-ouest pour les défendre bénévolement et continuent d'ailleurs de défendre les malheureux encore retenus malgré la décision du Président de la République du Cameroun de détendre l'atmosphère.

Jusqu'à la dernière seconde avant le 1er octobre 2017, mais en vain, le MRC a imploré le Gouvernement de ne pas engager les militaires face à des populations aux mains nues. Après le drame que le régime aurait pu éviter, le MRC a condamné l'usage excessif de la force et notamment des armes à feu contre les populations civiles non combattantes, déploré la désertion du président Biya alors que le pays était au bord de l'implosion, exigé des enquêtes pour établir les responsabilités politiques et opérationnelles, et affirmé qu'au prix du sang versé inutilement le 1er octobre, le dialogue ne pouvait plus être différé.

Le MRC a précisé que pour permettre de prendre en compte le crucial problème de la la légitimité des élites des deux régions, le dialogue ne peut ne pas se saisir de la question du CODE ELECTORAL. Outre le code électoral, ce dialogue doit se saisir de toutes les questions politiques et institutionnelles. Sur le même sujet, d'autres n'ont pas fait montre de la même clarté et de la même cohérence que le MRC.

Non seulement ils ont découvert le problème sur le tard, certains ont même renié publiquement un élu de la nation issu de leurs rangs simplement parce qu'il s'est fait le porte-parole des souffrances des populations du nord-ouest et du sud-ouest. En se désolidarisant de leur camarade député, ils l'ont livré au régime. Comment ces gens peuvent prétendre organiser une marche de soutien aux populations du NW et du S W, les mêmes qui ont sacrifié le député sur l'autel des douceurs dont le régime a le secret lorsqu'il veut casser l'opposition, sans au préalable clarifier leur attitude qui rappelle la fameuse danse Bafia.

Le MRC est avangardiste sur la question du malaise politique anglophone dans notre pays, il ne saurait par conséquent suivre de façon moutonnière une formation politique qui a donné des preuves sur son inconstance.

Allons prier pour les tués du NW et du SW, demandons l'ouverture rapide des enquêtes mais le 21 Octobre 2017, les militants du MRC doivent vaquer a leurs occupations.

 

MRC

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