Cameroun - CONAC: La corruption a fait perdre plus de 17 milliards de FCFA à l’Etat en 2020

Par Wilfried ONDOA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 24-Sep-2021 - 13h14   1701                      
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président Conac Conac
C’est ce qui ressort du rapport de la CONAC publié le 23 septembre 2021 à Yaoundé.

La Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC) a publié le rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun pour l’année 2020 le 23 septembre dernier au Palais des Congrès de Yaoundé. D’après ce volumineux document de 230 pages, «les atteintes à la fortune publique et à la gouvernance n’ont pas connu de ralentissement en 2020», rapporte le quotidien Cameroon Tribune en kiosque ce 24 septembre 2021.

D’après ses propres investigations et les décisions rendues par le Conseil de discipline budgétaire et financière et le Tribunal criminel spécial, «la CONAC estime le préjudice financier subi par l’Etat du Cameroun à plus de 17,6 milliards de FCFA. Dans le même temps, 16 067 dénonciations ont été reçues par cet organe», peut-on lire dans les colonnes du journal. Des données qui contrastent donc avec les efforts des autorités publiques pour éradiquer ce fléau.

Entre la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, adoptée à Maputo, au Mozambique, le 11 juillet 2003 et ratifié l’année dernière, et les actions que de nombreux acteurs mènent au sein des administrations publiques; le Cameroun poursuit son combat.

De plus, «nous notons avec satisfaction la mise en place progressive des Cellules de lutte contre la corruption dans les Collectivités territoriales décentralisées. Nous nous réjouissons par ailleurs qu’à l’échelle des régions, des efforts aient été déployés en vue de l’implémentation des plans de lutte contre la corruption en 2020, bien que les taux d’exécution soient encore faibles», a déclaré Dieudonné Massi Gams, le président de la CONAC, lors de son allocution.

Enfin, «la CONAC révèle par ailleurs que sur les 2470 appels ayant un lien direct avec la corruption, 17% concernent le sous-secteur des transports routiers, qui se présente ainsi comme le plus gangréné. Il est suivi par les affaires foncières, (14,60%), les forces de maintien de l’ordre (13,60%), les finances (12,60%) et la justice (11,30%)», peut-on lire dans les colonnes du journal.

Wilfried ONDOA

Auteur:
Wilfried ONDOA
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