Cameroun - Contestation: Le journaliste et militant de l’UPC Mbombog Mbengan Nkaïnjé dénie à Henriette Ekwe le droit de diriger le prochain congrès du parti nationaliste

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 02-Dec-2020 - 12h36   6619                      
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Mbombog Mbengan Nkainjé sur Equinoxe Télévision le 27 Novembre 2020 capture d'écran
Il dénonce une nouvelle manœuvre malsaine du ministère de l’Administration Territoriale, accusé de vouloir créer une nouvelle tendance de l’UPC.

Mbombo Mbengan Nkaïnjé ne veut pas du congrès de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) en préparation. Le journaliste et président de la section UPC de l’arrondissement de Pouma (département de la Sanaga-Maritime) a marqué son opposition à cet événement qui était initialement prévu en novembre 2020 à Loum, dans le département du Moungo le 27 novembre 2020 sur Equinoxe Télévision.

«Une faction de l’Union des Populations du Cameroun est en cours de téléchargement au sein de l’administration territoriale. Je dis bien au ministère de l’Administration Territoriale. Monsieur Baleguel Nkot et Madame Habiba Issa croyaient avoir terminé avec les guerres qu’orchestre l’administration territoriale après avoir gagné le procès qui les opposait à la faction Bapooh Lipot. Alors aujourd’hui, le MINAT est en train de créer une autre faction en voulant soutenir l’organisation d’un congrès séditieux avec des gens qui ne font pas partie de l’Union des Populations du Cameroun (UPC)», a-t-il  accusé.

Il se demande pourquoi, alors que l’UPC «n’a même pas de conseillers municipaux et s’engage aux élections régionales pour justement manifester ou alors matérialiser la légalité retrouvée», le ministère de l’Administration Territoriale veut passer en force et organiser ce qu’il appelle «un congrès séditieux».  

Le consultant d’Equinoxe Radio et Télévision présente le journaliste Michel Eclador Pekoua comme la «tête de file de cette faction-là». Il soutient qu’ayant «démissionné» de l’Union des Populations du Cameroun pour prendre la carte du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, il est revenu parce que sa nouvelle formation politique n’a pas participé aux élections de février 2020. Mbombog Mbengan croit savoir que son retour «n’est pas encore acté par le comité directeur de l‘Union des Populations du Cameroun».  Il ajoute que c’est Pekoua «qui part coopter Madame Henriette Ekwe, cette dame qui ne militait plus depuis des années, dont on ne peut pas contester le nationalisme» pour qu’elle vienne «être présidente du comité d’organisation d’un congrès  séditieux».  Acte qu’il juge «pas bon».

Mbombo Mbengan Nkainje se demande ce qui motive l’autorité de tutelle. Il appelle les actuels dirigeants du parti nationaliste à faire une dénonciation. «Qu’est-ce que le pouvoir veut de l’UPC ou alors pourquoi le pouvoir combat-il tant ce parti qu’on dit fini, mais chaque fois qu’il veut se relever on le bat ? On va voir cette fois-ci mais je pense madame Habiba, Monsieur Baleguel Nkot, prenez tout le monde à témoin, l’administration territoriale, la justice camerounaise et le peuple camerounais pour que le congrès projeté à Loum n’ait pas lieu», termine-t-il.

Courant septembre le journal de Michel Eclador Pekoua, Ouest Echos, faisait savoir que la prorogation de deux ans de leur mandat sollicitée par les actuels dirigeants n’ayant pas été acceptée lors de la  réunion du Comité directeur du parti tenue le 19 septembre 2020 à Douala, il avait été décidé que le congrès qui conduira à leur reconduction ou à leur succession se tienne les 13, 14 et 15 novembre prochains à Loum. Le journal rapportait aussi qu’Henriette Ekwe, parce que «haute figure de l’upécisme», avait été choisie pour présider les travaux.

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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