Cameroun - Contrat de bail/Jacques Bandji (président national de la Chambre professionnelle des agents immobiliers): «Il existe très peu d'investisseurs professionnels dans le secteur immobilier»

Par Wilfried ONDOA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 31-Jul-2020 - 13h41   3504                      
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Des appartements d'un immeuble en location archives
Il a été interviewé par le quotidien national bilingue Cameroon Tribune.

Le quotidien national bilingue Cameroon Tribune paru le 30 juillet 2020, a publié l'interview accordée par le président national de la Chambre professionnelle des agents immobiliers, Jacques Bandji, sur le contrat de bail.

«Dans un contrat de location immobilière, le bailleur est autant créancier des loyers que débiteur de l'obligation de délivrance du logement. La sécurité des uns et des autres passe par la claire formulation des obligations des uns et des autres», peut-on lire dans les colonnes du journal.

Interrogé sur les dispositions que prévoit la loi contre les locataires véreux, Jacques Bandji explique que: «face au locataire récalcitrant, le bailleur peut faire pratiquer une saisie gagerie sur les meubles et effets mobiliers garnissant les lieux loués en vue de les vendre aux enchères après validation par le tribunal pour se faire payer. Il peut également demander l'expulsion du locataire devant le juge et la résiliation du contrat de bail. Davantage, bien que ce soit un engagement entre les parties, le législateur a renforcé ce dispositif en introduisant la filouterie, pour quiconque prendrait un loyer se sachant pertinemment dans l'impossibilité de payer, lors de sa révision en juillet 2016 (loi 2016/007 du12 juillet 2016 portant et complétant certaines dispositions du code pénal», lit-on.

Enfin, à la question de savoir pourquoi le contrat de bail n’est pas répandu, le président national de la Chambre professionnelle des agents immobiliers affirme que: «cela tient au moins à deux raisons: la première est que malgré l'importance des actifs non financiers dans l'économie nationale (près de 65% du Pib), la part de l'informel, voire du souterrain, reste prépondérante. Les investissements qui y sont faits le sont de manière traditionnelle voire familiale, il existe très peu d'investisseurs professionnels dans le secteur immobilier. Il y a en seconde position la tolérance administrative qui admet encore la validité légale du bail verbal, source de nombreux abus et qui n'apporte pas aux cocontractants la sécurité nécessaire», note le journal.

Wilfried ONDOA

Auteur:
Wilfried ONDOA
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