Cameroun - Convocation du corps Electoral/Cabral Libii (président du PCRN): «Le président a fait son choix, on s'y soumet»

Par Béatrice KAZE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 13-Nov-2019 - 20h48   4881                      
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Cabral Libii archives
Pour le candidat à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, l’annonce de la tenue des élections législatives et municipales le 9 février 2020 était prévisible.

L’information est officielle depuis le 10 novembre 2019. Les élections législatives et municipales se tiendront le 9 février 2020. Pour le président du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale, Cabral Libii, la tenue des élections couplées cette date n’est pas une surprise.

 «À l’analyse des textes, j’étais arrivé à la conclusion que cela devait se tenir entre le 09 et le 11 février 2020. Nos équipes travaillent en sachant depuis des mois que cela pourra être dans cet intervalle. Depuis février, nous sensibilisons les populations à s’inscrire massivement sur les listes électorales. Et depuis que j’ai pris la tête du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), le 11 mai 2019, nous travaillons maintenant à l’implantation de notre parti un peu partout sur l’étendue du territoire», confie-t-il dans les colonnes du quotidien Le Jour édition du 12 novembre 2019.

Cependant, le candidat à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 regrette l’organisation de ce double scrutin dans un contexte marqué par la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. «…je fais partie de ceux qui pensaient qu’il aurait été possible pour le président de la République de proroger encore dans les marges qui lui sont autorisées par le code électoral. Cela pour au moins implémenter les recommandations du grand dialogue national. En espérant que ces implémentations puissent avoir un apaisement sur les tensions qui alimentent la crise. Pour qu’ensuite, on puisse aller aux élections. Maintenant, le président a fait son choix. On s’y soumet», soutient-il.

Selon lui, «sur ce champ électoral, il y a deux côtés. Un coté où il n’y a pas de crise, où les élections devraient à priori se tenir. Et il y a un côté en crise où on peut être sûr qu’à certains endroits, il n’y aura pas d’élections. Une difficulté à laquelle je fais face. Dans l’arrondissement de Dissangue par exemple, nous avons deux camarades qui veulent competir dans le cadre du PCRN, mais ils ne peuvent plus car, il y a plus de mairies là-bas. Que faisons-nous? C’est la grande question».

 

Auteur:
Béatrice KAZE
 @T_B_A
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