Cameroun - Coopération: La Banque Mondiale exige du Cameroun le remboursement de certaines dépenses jugées excessives

Par Wilfried ONDOA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 21-Mar-2019 - 18h05   3853                      
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banque mondiale archives
C’est ce que laisse entendre Mazen Bouri, le représentant de la directrice des Opérations de la Banque Mondiale au Cameroun lors de sa prise de parole à Yaoundé, pendant la cérémonie de revue conjointe du portefeuille Cameroun-Banque Mondiale le 19 mars 2019.

«La récente revue approfondie de certains projets du portefeuille a mis en évidence un montant de dépenses inéligibles non négligeables que le gouvernement (camerounais) devra rembourser». Ce sont les paroles du représentant de la directrice des opérations de la Banque Mondiale au Cameroun, Mazen Bouri, rapportées par le quotidien Emergence en kiosque le 21 mars 2019.

Il prenait la parole, dans le cadre de la revue conjointe du porte portefeuille Cameroun-Banque Mondiale, le 19 mars 2019 à Yaoundé. Par ces révélations, il a voulu attirer l’attention des autorités camerounaises sur la lenteur qui caractérise les projets qu’avait financés la Banque Mondiale. «Selon lui, le taux de décaissement sur l’année fiscale 2019, n’excèdera pas 7% contre 18% et 22% en 2017» souligne Emergence.

Le représentant de la directrice des opérations de la Banque Mondiale au Cameroun affirme que la plus part des fonds sortis pour les projets ne sont pas utilisés pour la réalisation de ceux-ci, il appelle les autorités camerounais à plus de vigilance quant à la nature des dépenses engagées.

«il s’agirait plus que jamais de veiller à ce que les fonds disponibles soient utilisés de manière efficace et efficiente et d’éviter toute déperdition dans des activités qui ne concourraient pas directement à la réalisation de leurs projets», note Mazen Bouri.

La Banque Mondiale a sorti au Cameroun environ 1240 milliards de FCFA , depuis 3,5 ans, pour 19 projets. Cette somme concerne 17 projets nationaux et deux projets régionaux. Ils sont exécutés dans des secteurs aussi variés que l’énergie, les transports, le développement rural, l’éducation, la protection sociale ou la santé.

Mazen Bouri déclare que ces projets s’inscrivent en droite ligne avec la politique «du gouvernement, qui dans sa stratégie de la croissance et de l’emploi, a pour objectif d’atteindre d’ici 2035, le statut de pays à revenu intermédiaire plus élevé».

Wilfried ONDOA

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Wilfried ONDOA
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