Cameroun - Crise anglophone: Comment des séparatistes ont torturé des employés de la CDC

Par Fred BIHINA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 08-Jan-2019 - 16h27   6434                      
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Une plantation de la Cameroon Development Corporation BBC
Mutilation des doigts, lacération des pieds; un groupe d’employés de la Cameroon Development Corporation (CDC), a récemment été maltraité par des combattants sécessionnistes.

C’est une histoire effroyable que raconte Le Messager, dans son numéro de ce 8 janvier 2019. Le quotidien privé rapporte que des assaillants, présentés comme des combattants des séparatistes, ont fait irruption, le 2 janvier 2019, au campement de Sonne Likomba Rubber Estata,  de la Cameroon Development Corporation (CDC) à Tiko, région du Sud-Ouest.

«Il était 23h. Après avoir encerclé le campement où vivent des travailleurs du secteur de l’hévéa de la CDC, les assaillants ont extirpé six habitants de leurs maisons. Sans pudeur, ils ont tranché les doigts et blessé grièvement ces employés de la CDC, avant de fondre dans la nature», indique le journal.

Notre confrère souligne que «deux employés ont vu leurs pousses amputés; un a vu mutilés ses quatre doigts, un autre, une lacération profonde aux pieds et deux autres grièvement blessés». Après le départ des agresseurs, les victimes ont été transportées et pris en charge à l’hôpital de Cottage de la CDC à Tiko. Ils sont hors de danger.

Le Messager fait savoir que les auteurs de cette barbarie, reprochaient aux employés de la CDC, d’avoir bravé l’interdiction d’arrêt de travail qu’ils avaient lancée. Deuxième employeur au Cameroun après l’Etat, la CDC subit le contrecoup de la crise anglophone. Dans un rapport présenté en fin d’année 2018, le Groupement Interpatronal du Cameroun (GICAM), estime à 12 milliards de FCFA, les pertes enregistrées par la société, depuis le déclenchement de la crise en octobre 2016.

Une situation qui n’est pas sans conséquence pour les employés. En novembre dernier, ils avaient observé un mouvement d’humeur pour réclamer le paiement de cinq mois d’arriérés de salaire.

Fred BIHINA

 

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Fred BIHINA
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