Cameroun - Crise anglophone: Des partis d’opposition s’opposent au fédéralisme

Par Jean-Marie NKOUSSA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 28-Feb-2017 - 12h48   63024                      
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Des leaders de l'opposition Archives
L’UNDP, l’UPC, le MP ou le FSNC ont profité de la tenue du Congrès de l’UNDP pour donner leurs positions sur le sujet.

Plusieurs partis d’opposition ont assisté au 6e Congrès ordinaire de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) tenu le 25 février 2017 à Yaoundé. L’occasion pour ces formations politiques de répondre aux appels de retour au fédéralisme émis par certains, suite à la crise qui secoue les Régions anglophones du pays. Ces positions sont relayées dans La Nouvelle Expression (LNE) parue le 27 février.

Hors de question, s’insurge l’Union des Populations du Cameroun (UPC). Basile Louka, le Secrétaire général du parti historique du Cameroun a lancé un appel à «toutes les formations politiques dont les racines sont profondes dans l’histoire de notre pays, nous leur demandons de se donner la main pour que le Cameroun reste uni, démocratique, décentralisé, et ceci, par le dialogue ». Dans la même veine, Henri Hogbe Nlend, président du Conseil général du même parti a déclaré: «nous n’avons pas lutté pour que le Cameroun soit uni et que maintenant on lutte pour qu’il soit désuni», a affirmé l’ancien ministre.

La position du MP (Mouvement Progressiste) est identique. Selon son coordonnateur, Jean Jacques Ekindi«l’union des citoyens est la seule capable de sauver notre pays. Ce qui se passe au Sud-ouest et au Nord-ouest, à l’Extrême-Nord, à l’Est dépasse les simples convictions des partis politiques et interpelle fondamentalement les uns et les autres».  

Le rassemblement, c’est aussi l’avis du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC). Issa Tchiroma, son président a exhorté «le Président de la République à ne reculer devant aucune difficulté pour la recherche des solutions», a dit le ministre de la Communication. A l’UNDP, on pense également que le fédéralisme n’est pas la solution au problème.

«Il faut que tout le monde participe et soit conscient qu’il y a une chose qui dépasse chacun d’entre nous, c’est d’abord le socle du pays. Notre pays, dont les fils et filles, ont décidé de la réunification il y a plus de 55 ans doit rester celui dont avaient rêvé ne pères fondateurs», a soutenu Maigari Bello Bouba.

Des avis contraires à celui du SDF. Le président du parti de John Fru Ndi dans le Centre a réitéré la position dudit parti: «Au SDF, nous prônons le fédéralisme. Pour sortir de cette phase où nous nous trouvons aujourd’hui, nous sollicitons une conférence constitutionnelle», a laissé entendre Ibrahim Alhadji

Auteur:
Jean-Marie NKOUSSA
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