Cameroun - Crise anglophone: La gendarmerie interpelle plus de 100 personnes à Douala (Littoral)

Par Josiane Rose NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Jul-2018 - 09h54   14510                      
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Des voyageurs controles par la gendarmerie Facebook
Elles ont été placées en garde à vue dans les cellules de la brigade de recherche de Bonabèri 1, dans l’arrondissement de Douala IVe.

Dans son édition du 11 juillet 2018 le quotidien Le Jour qui relaie cette information, rapporte que certaines personnes interpellées, l’ont été pour défaut de carte nationale d’identité (CNI). D’autres avaient sur eux des stupéfiants qu’ils consommaient. L’opération qui a conduit à leur interpellation baptisée «coup de poing», a été conduite par la gendarmerie nationale et coordonnée par le Groupement territorial de la gendarmerie.  Et selon une source de notre confrère, elle a eu lieu au lieu-dit Itok au quartier Ndobo à la sortie Ouest de Bonabèri autour de 4h du matin du 10 juillet 2018.

La source du quotidien Le Jour affirme dans ses colonnes, que l’opération «coup de poing» visait à traquer des sécessionnistes qui se réfugierait dans cette partie du pays. Celle-ci étant située à quelques kilomètres de la frontière avec la Région du Sud-Ouest en proie à la crise anglophone. Depuis un bon nombre de semaines, les attaques des sécessionnistes sont de plus en plus enregistrées. La ville de Buea chef-lieu de la Région a été récemment attaquée au lieudit «Mille 16» et à Munya. Le quotidien Mutations dans sa parution du 9 juillet 2018 rapportait que la situation d’insécurité contraint les populations à abandonner maisons et commerces. Dans la localité de Munya c’est en pleine journée du 26 juin dernier que les sécessionnistes ont attaqué le poste de police. «Ils se seraient emparés de quelques armes et munitions avant de fondre dans la nature», écrit le journal.

Pour revenir sur la situation des personnes interpellées à Bonabèri, le quotidien Le Jour indique que certaines d’entre elles ont été libérées. «Au fur et à mesure que des gens apportent des CNI des personnes interpellées, on les relâche aussitôt. En cellule il ne reste plus que des personnes raflées pour détention et consommation des stupéfiants», déclare dans les colonnes de notre confrère un gendarme.

 

 

Auteur:
Josiane Rose NDANGUE
 @ljndangueCIN
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