Cameroun - Crise anglophone: Le ministre de la défense réagit au sujet de la présence supposée des militaires français au front de la guerre au Sud-Ouest.

Par Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 07-Jul-2018 - 16h45   22801                      
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Soldats francais Archives
Face aux députés à l’hémicycle de Ngoa-Ekelle à Yaoundé le jeudi 05 juillet 2018, le ministre Joseph Beti Assomo a également répondu à une question portant sur l’utilisation d’armes chimiques contre les activistes de la sécession.

L’histoire est déclenchée par une vidéo publiée sur la toile au début de ce mois de juillet 2018 par la Fondation Paul Ayah Abine qui offre de l’aide humanitaire aux réfugiés et déplacés de la guerre d’indépendance qui oppose les rebelles sécessionnistes à l’armée camerounaise.

Dans cette vidéo, une femme alitée dans une formation hospitalière avec une jambe gauche bandée, affirme qu’elle a été victime d’un coup de feu d’un homme blanc chez elle à Ekona, dans la Région du Sud-Ouest. Ce témoignage s’est répandu comme une trainée de poudre amenant beaucoup de gens à affirmer sans ambages que les militaires français combattent aux côtés des forces de défense et de sécurité camerounaises contre les activistes de l’indépendance des Régions anglophones.

Temoignage victime (c) Ayah Foundation

A la faveur d’une séance de questions orales aux membres du gouvernement camerounais le jeudi 05 juillet 2018 à l’Assemblée nationale à Yaoundé, un député a demandé au ministre de la défense si l’information sur la présence des militaires français au Sud-Ouest est vraie.

«Il n’y a pas de force française ni au Sud-Ouest, ni au Nord-Ouest. La crise dans ces deux Régions est une crise camerouno-camerounaise, donc rien ne peut autoriser ni justifier une telle présence » a répondu Joseph Beti Assomo. Il a saisi la balle au bond pour dénoncer les montages sur les réseaux sociaux dans le but de véhiculer la désinformation autour de cette crise dans les Régions anglophones.

L’ancien gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord a cependant refusé de répondre à une autre question portant sur l’utilisation des armes chimiques contre les populations au front de la lutte anti-séparatiste. « Je ne réponds pas à cette question parce que je veux éviter de céder à la provocation en allant dans tous les sens » a esquivé Joseph Beti Assomo.

Auteur:
Adeline ATANGANA
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