Cameroun - Crise anglophone - Paul Atanga Nji: «On ne peut pas parler à ceux qui brisent ou veulent briser l’unité nationale».

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 16-Apr-2018 - 15h48   4140                      
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Paul Atanga Nji Archives
Le ministre camerounais en charge de l’administration territoriale était l’invité de l’émission de la CRTV-Télé Actualités hebdo Dimanche.

Paul Atanga Nji était l’invité du programme télévisé « Actualités Hebdo » le 15 avril 2018. Face à notre confrère de la CRTV-télé Ibrahim Chérif, le ministre de l’administration territoriale a expliqué que le gouvernement camerounais ne peut pas enclencher le dialogue avec les sécessionnistes parce qu’ils ont du sang sur les mains et remettent en cause l’unité du pays. « On ne peut pas parler à ceux qui veulent remettre en cause l’autorité de l’Etat. On ne peut pas parler à ceux qui brisent ou veulent briser l’unité nationale ».

Il rappelle que la libération des militants de la cause anglophone réclamée par les évêques, les pasteurs, les hommes politiques n’a rien apporté. Sinon un regain de violence le 1er octobre. Violences orchestrées, affirme-t-il, par ceux qui étaient dans la rue en train de brandir le drapeau d’un pays qui n’existe pas. Atanga Nji accuse les partisans de la sécession du Cameroun anglophone de s’être rendus coupables de violences. Il déclare qu’ils ont poignardé 75 enfants sur le chemin de l’école et violé 114 filles. Il compte aussi parmi leurs victimes les éléments des forces de défense assassinés. « Comment peut-on discuter avec ces gens ? », demande-t-il ?   

Lorsque l’on lui demande de répondre à ceux qui demandent des « preuves de vie » des leaders arrêtés au Nigeria, il a cette réponse : « Ces gens-là vivent. Le moment venu on va les voir. Pourquoi les gens sont-ils pressés ? Ils sont là ! ». Il jure que les prisonniers sont bien traités. La preuve : « parmi les sécessionnistes qui ont été extradés du Nigeria, il y en a qui avaient 70 kilogrammes qui aujourd’hui en ont 85-90 kilogrammes. Cela veut dire qu’ils sont bien traités en prison, bien nourris. Il y a des médecins qui passent là-bas deux ou trois fois par jour pour les observer. De toutes les façons, on est au niveau des enquêtes préliminaires menées par la gendarmerie et la police. Après il y aura l’information judiciaire et puis le juge d’instruction va reprendre le dossier pour voir ce qu’il renferme. Ce sera à lui d’instruire à charge et à décharge ».

Pour lui, ce ne sont pas toutes les personnes incarcérées qui seront frappées. « Tout ce beau monde Ça veut dire qu’on peut avoir interpellé 150 personnes. On ne va pas dire que tous seront condamnés. Pare que dans chaque entreprise criminelle il y a les commanditaires, les exécutants et ceux qui accompagnent. Vous vous retrouvez au mauvais endroit au mauvais moment et on vient vous prendre. Il faut faire confiance à la justice camerounaise », exhorter-t-il.             

 

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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