Cameroun - Décès de Me Souop/Jean De Dieu Momo répond au collectif des avocats du MRC: «Pardon, arrêtez de politiser le douloureux décès d’un confrère qui faisait l’unanimité»

Par Fred BIHINA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 20-Jan-2020 - 02h41   6880                      
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Jean De Dieu Momo capture d'écran
Le membre du gouvernement dit avoir mené sa propre enquête sur les causes de la mort de Sylvain Souop.

Le débat est lancé autour des circonstances de la mort le 16 janvier 2020, de Me Sylvain Souop, coordonnateur du collectif des avocats du MRC, le parti de Maurice Kamto.

Dans une déclaration à la presse le 17 janvier, les membres dudit collectif ont exprimé leur inquiétude sur les «circonstances troublantes qui entourent ce décès», appelant à des «investigations sérieuses et approfondies pour clarifier la nature des soins et actes médicaux qui ont été administrés» au Centre des Urgences de Yaoundé (CURY) où l’avocat a rendu l’âme.

Au bout, souhaite le collectif, il faudra «établir les responsabilités en cas de faute(s) ou erreur (s) médicale (s)».

Réagissant à cette déclaration, Jean De Dieu Momo, affirme qu’il s’agit de surenchère politique. «Pardon arrêtez de politiser le douloureux décès d’un confrère qui faisait l’unanimité par son caractère républicain bien affirmé», a écrit le ministre délégué auprès du ministre de la Justice sur sa page Facebook le 17 janvier.

Le membre du gouvernement dit avoir mené sa propre enquête qui conclut à une mort naturelle de Me Souop.

«Les gens racontent quoi? Quel crime??? La douleur de sa mort m’a conduit à mener ma propre enquête. Notre confrère avait une fracture de l’humérus droit qui remontait au niveau la jointure de l’épaule. Il est lui-même venu au bloc sur ses pieds après que tous les examens aient été faits. On ne pouvait pas pratiquer une anesthésie locale. A peine avait on commencé l’anesthésie que son cœur s’est arrêté. Malgré tous les efforts pour le faire repartir, rien n’a été possible», explique M. Momo, avocat de profession.

Aussi, le ministre demande-t-il d’arrêter toute allusion à un éventuel crime. «Comment quelqu’un peut il y voir un CRIME??? Pourquoi? Il représentait quel danger? Au contraire le confrère était quelqu’un que tout le monde aimait. Un avocat intègre au professionnalisme jamais pris en défaut», dit-il.

Afin de tirer cette situation au clair, l’Ordre national des médecins a décidé d’ouvrir une enquête.

Fred BIHINA

Auteur:
Fred BIHINA
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