Cameroun - Don de Paul Biya au chef de Minkam (Sud): Le préfet de la Mvila enfonce le clou et s’en prend aux journalistes (Vidéo)

Par Yannick A. KENNE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 23-May-2020 - 16h59   12127                      
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Préfet de la Mvila, Marie Syliac Mvogo Capture d'écran
Marie Syliac Mvogo ne décolère pas après la tentative de refus du don du Chef de l’Etat par Sa Majesté Ango Banbang. Et comme par enchantement, il a trouvé des boucs-émissaires sur qui rejeter la faute.

Il y a quelques jours, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait l’audacieux chef du village Minkan (Sud), Sa Majesté Ango Banbang, tentant de refuser le don du Chef de l’Etat, Paul Biya, à lui remis par le préfet du département de la Mvila, Marie Syliac Mvogo, dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus.

Cette vidéo, devenue virale, a étalé aux yeux du monde entier, le ton autocratique et l’excès de zèle dont faisait montre l’autorité administrative face aux représentants des communautés. Il tentait ainsi de camoufler sa gêne.

La pilule a été difficile à avaler pour le préfet de la Mvila, qui à l’occasion d’une cérémonie similaire à l’esplanade de la commune d’Ebolowa II et couverte par nos confrères de Canal 2 International, est revenu sur ce qu’il qualifie d’«épiphénomène». Mais Marie Syliac Mvogo a trouvé les responsables de l’ampleur qu’a pris cet incident: les journalistes.

Au point de passer pour un donneur de leçons aux hommes de médias et de juger de la pertinence des contenus à diffuser ou non dans leurs supports. Comme si la notion du train qui arrive à l’heure s’impose avec souveraineté à tous les médias. «Le bon journaliste doit nous aider à bâtir une société viable. Le bon journaliste ne prend pas les avatars de nos comportements pour les ériger en règles de comportement général. Vous devez nous aider à opérer cette catharsis de nos populations que nous voulons», a-t-il déclaré sur un ton martial.  

Et de renchérir: «Si je blâme ce chef, ce n’est pas pour désacraliser la chefferie traditionnelle. Je blâme un écart de comportement, parce que les gens ne retiennent que les mauvais exemples. On n’oublie les bons exemples. Ils étaient combien qui ont reçu les dons et qui ont dit merci au Chef de l’Etat ? Vous n’avez pas envoyez ça dans les réseaux sociaux».

Reportage de Canal 2 International (c) Droits réservés
Auteur:
Yannick A. KENNE
 @yanickken39
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