Cameroun - Droits d’auteur: Le PCA de la SONACAM, Sam Fan Thomas, annonce de nouvelles répartitions

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 04-Aug-2020 - 13h35   1441                      
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Réuni le 3 août 2020 à Douala, le conseil d’administration a notamment planché sur la question de la digitalisation des œuvres musicales.

Le conseil d’administration de la Société Nationale Camerounaise de l’Art Musical (SONACAM) s’est réuni le 3 août 2020 Douala. Il s’est penché sur plusieurs points parmi lesquels la prochaine répartition des droits  d’auteurs de l’art musical. Le président du conseil d’administration, Sam fan Thomas, a indiqué qu’elle est imminente. «On espère que d’ici lundi prochain (10 Août 2020) tout sera mis en place pour que chaque artiste reçoive son dû», a-t-il déclaré à la presse. Il annonce pour cette fois-ci une «vraie répartition» différente des précédentes qu’il préfère présenter comme «une répartition spéciale» et «une avance sur répartition». Les critères de répartition seront: la diffusion et la période d’exploitation de l’œuvre.

Les administrateurs de la SONACAM ont aussi planché sur la digitalisation des œuvres musicales. Sam Fan Thomas a fait savoir que la réunion de Douala était l’occasion d’expliquer aux artistes que pour cela, des contrats ont été signés avec l’Afrique du Sud, le Maroc, le Gabon afin de booster les revenus des artistes camerounais. «Le défi c’est de digitaliser le droit d’auteur. On sait aujourd’hui que la musique n’est plus faite comme on le faisait avant. Il est question maintenant que la SONACAM s’arrime à la digitalisation», justifie Ange Bagnia, membre du conseil d’administration.  

Salatiel , un des jeunes administrateurs de la SONACAM, ne jure que par la commercialisation des œuvres musicales par la voie numérique. C’est ce qu’il a dit aux autres dirigeants de la SONACAM lundi. «La digitalisation, c’est là où il y a l’argent. Aujourd’hui, si un artiste veut vivre, il faut qu’il comprenne le monde digital. En 2019, j’ai été l’artiste de l’Afrique francophone le plus «streamé» . Croyez-moi quand je vous dis que c’est là où il y a l’argent. Ce n‘est pas le mode classique comme on faisait avant. Et même en termes de partage des droits, pour savoir à qui revient quoi, c’est quand c’est digitalisé que c’est plus transparent. On est en train de voir aujourd’hui comment réussir à apporter cette digitalisation à 100% au Cameroun pour éviter les discussions et le manque de confiance de la jeunesse aux sociétés de droits d’auteurs», a-t-il déclaré.

 

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
 @t_b_d
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