Cameroun - Droits de l'homme: L’ONG Mandela Center annonce l’arrestation de 4 jeunes pour des raisons politiques à Yaoundé

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 20-May-2019 - 15h56   5511                      
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Les jeunes arrêtés Facebook
Les infortunés auraient été happés par les forces de sécurité alors qu’ils effectuaient un direct Facebook au lieu dit « Poste centrale » le 18 mai 2019.

L’organisation non gouvernementale Mandela center annonce l’arrestation de 4 activistes politiques à Yaoundé. Dans une note « à l'attention de la communauté nationale et internationale », publiée le 19 mai 2019, elle fait savoir que l’activiste politique Raymond Amana Jules, l’étudiante Natacha Mongo, le médecin Queba Kuete Christian, Medecin et le nommé Talla Yannick ont été interpellés le 18 mai 2019 « lors de la répétition générale du défilé du 20 mai 2019, à la poste centrale de Yaounde, après quelques minutes de direct sur Facebook ».

Jean Claude Fogno, le rédacteur du communiqué du Mandela Center International, explique que l’organisation s’est mise à la recherche des jeunes arrêtés sans parvenir à les retrouver. « Nos équipes déployées sur le terrain se sont rendues tour a tour a la direction nationale de la police judiciaire, a la direction régionale de la police judiciaire, dans tous les 06 commissariats centraux de Yaounde, dans les locaux du Groupement Spécial d' Opérations, au Groupement de gendarmerie territoriale de Yaoundé, à la Légion de gendarmerie du Centre, au Secrétariat D'État a la défense ( Service central des recherches judiciaires, Commandement opérationnel), à la direction de la Sécurité militaire, à la Direction générale a la Recherche Extérieure, ancien CENER. Joint au téléphone, le colonel Mbankoui Joël Emilie, patron de la sécurité militaire a dit ne rien savoir sur leur arrestation et a promis nous faire visiter toutes les chambres de sûreté et de torture de son unité », lit-on dans la note du Mandela Center. Qui accuse ensuite : « pour l'heure, Mandela Center International est en droit d'affirmer qu'ils sont détenus arbitrairement dans les lieux de torture tenus secrets et non conventionnels ».

Pour sa part, l’écrivain Patrice Nganang qui suit de près le dossier puisque concernant un de ses collaborateurs (Amana) a apporté tout à l’heure de nouvelles informations.  « Ils sont six, pas quatre, avec Armand Jules Amana, le General du Chassement. Ils sont donc a la PJ d'Elig Essono. Il leur est accuse d'avoir des tracts sur eux lors de leur arrestation, et, selon le rapport que j'ai reçu, la police dit qu'elle est au courant de l'entrée de ces tracts au Cameroun, qu'elle sait exactement le jour ou les tracts-la sont entres au Cameroun, et dans quels containeurs, car, dit la police de la PJ, les tracts-la sont de venus de la diaspora en bateau, et elle sait donc, la police, quand Armand Jules Amana est allé a Douala retirer les tracts du bateau, parce qu'elle le traquait, et c'est pourquoi elle l'a attrape avec les tracts-la, au moment ou il faisait... un live sur Facebook », a-t-il publié ce 20 mai sur Internet.

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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