Cameroun - Education: La ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, ferme 106 établissements pour illégalité

Par Frédéric NONOS | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 02-Aug-2021 - 16h10   8281                      
2
Pauline Nalova Lyonga (MINESEC) archives
Ils sont accusés de violation des formalités légales de création et d’ouverture au titre de l’année scolaire 2021-2022.

A un mois de la rentrée scolaire, la ministre des Enseignements secondaires (Minesec) fait le ménage. Dans un communiqué signé le 29 juillet 2021, Pauline Nalova Lyonga ferme 106 établissements sur l’étendue du territoire. La palme d’or des mauvais élèves revient à la ville de Douala qui totalise 58 établissements interdits d’ouverture pour le compte de l’année scolaire 2021-2022.

Ces établissements sont accusés par la Minesec entre autres de violation des formalités légales de création et d’ouverture au titre de la rentrée scolaire prochaine. Pauline Nalova Lyonga demande à leurs promoteurs de se conformer avant l’ouverture de leurs établissements. La fermeture des écoles n’est pas un fait nouveau au Cameroun.

En 2019, 262 établissements secondaires ont été interdits de fonctionner pour les mêmes motifs. Toutefois, certains de ces établissements parviennent souvent à fonctionner au grand étonnement du public. D’après plusieurs syndicats d’enseignants, ces établissements font fi de l’interdiction et continuent à opérer à cause des responsables d’éducation corrompus.

En effet, un décret du Premier ministre signé le 25 décembre 2008 définit la démarche à suivre pour obtenir l’autorisation d’ouverture d’un établissement scolaire. Ce décret indique que c’est par une déclaration qu’on informe l’Etat de son intention d’ouvrir ou d’étendre une activité scolaire ou une formation privée.

Cette déclaration est jointe à un dossier technique et administratif et comprend une copie conforme d’un permis de bâtir, une copie d’attestation de non refus de la déclaration, un certificat d’adhésion à l’une des organisations de l’enseignement privée, une liste nominative du personnel administratif et enseignant, assortie de leur qualification académique ou professionnelle et des contrats de travail respectifs, une liste des équipements didactiques disponibles, une attestation du compte bancaire de l’établissement distinct du compte personnel du fondateur, une attestation de fonds disponibles représentant trois mois de salaires du personnel.

Le décret définit le parcours de l’étude du dossier. La première halte se trouve au secrétariat général du ministre hôte, lequel dispose d’un délai de 15 jours pour transmettre le dossier avec avis motivé et contre récépissé au délégué régional compétent. Ce dernier dispose de 30 jours pour transmettre avec avis motivé, la déclaration de création d’un établissement scolaire ou de formation privée d’enseignement, assortie de la copie du récépissé au ministre chargé des enseignements secondaires selon le cas.

Une fois le dossier chez le ministre, il dispose d’un délai de 60 jours pour marquer son refus éventuel ou son accord, selon les deux précédents avis qui lui ont été transmis. En cas d’acceptation, un récépissé de déclaration est délivré au promoteur, valable pour cinq ans et éventuellement renouvelable à la demande du promoteur. Il comporte l’acte d’autorisation de l’établissement, le statut et le règlement intérieur et la preuve du fonctionnement effectif ou de l’activité effective de la personne morale.

Auteur:
Frédéric NONOS
 @t_b_a
Tweet
Facebook




Dans la même Rubrique