Cameroun - Education: L’Eglise catholique et le casse-tête des salaires des enseignants impactés par le Coronavirus

Par Yannick A. KENNE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 22-May-2020 - 09h59   1284                      
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une vue du Collège Jean Tabi Archives
Le Secrétariat à l’Education Catholique de Yaoundé appelle les fidèles à une réflexion sur cette problématique dans le contexte de cette pandémie qui a chamboulé toutes ses prévisions budgétaires.

A cause de la pandémie de Coronavirus, les enseignements sont suspendus depuis le 17 mars 2020, et devront reprendre le 1er juin prochain, mais avec des restrictions car, seules les classes d’examen sont concernées par cette reprise. L’année scolaire se trouve ainsi rallongée jusqu’en septembre 2020 au lieu de juin 2020 comme initialement programmé avant l’avènement du COVID-19.

Pourtant, le Secrétariat à l’Education Catholique de Yaoundé (SEDY), avait fait des prévisions budgétaires pour la gestion de son personnel et de ses charges diverses sur l’exercice juin 2019 - juin 2020. Il va sans dire que le SEDY va sérieusement accuser le coup, surtout qu’il n’avait pas encore procédé au recouvrement de toutes les scolarités avant la pandémie.

Le Vicaire général en charge de l’Education à l’Archidiocèse de Yaoundé, Mgr André Marie Nko’o Edjimbi, relève que l’année budgétaire 2020-2021, avec la prochaine rentrée annoncée en octobre 2020, ne peut pas financer la rallonge de l’année scolaire en cours.

«L’impact budgétaire de cette rallonge est environ un quart, voire un tiers du budget d’une année scolaire normale. Les charges de cette période sont hors de tout budget et n’ont pas de source de financement», indique-t-il dans un communiqué à l’attention des fidèles, le jeudi 21 mai 2020.

Le SEDY est donc confronté à l’équation des salaires de son personnel durant la rallonge, lesquels pourraient subir des révisions. «la recherche des mesures appropriées en toute légalité est en cours, pour permettre au SEDY de faire face à ce manque de ressources financières qu’il subit en ce moment de grave crise sanitaire et économique», renseigne Mgr André Marie Nko’o Edjimbi.

 

Auteur:
Yannick A. KENNE
 @yanickken39
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