Cameroun - Elections du 9 février 2020/Paul Éric Kingue: «Je suis allé à l’élection pour chercher un seul conseiller municipal ou un député. Mais là, j’en sors avec 2 communes et je suis en voie d’attendre 2 députés»

Par Fred BIHINA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 13-Feb-2020 - 08h41   11330                      
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Paul Eric Kingue Capture d'ecran
L’ancien directeur de campagne de Maurice Kamto se félicite des résultats de son parti aux élections législatives et municipales du 9 février 2020.

Avant même la proclamation officielle des résultats des élections municipales du 9 février 2020, Paul Éric Kingue avait déjà revendiqué la victoire de son parti, le MPCN (Mouvement patriotique pour un Cameroun Nouveau).

Interrogé le 12 février par DIAF TV, une Web TV des africains de la diaspora, l’ancien directeur de campagne de Maurice Kamto affirme également avoir remporté deux sièges de députés.

«Je suis allé à l’élection pour la recherche d’un seul conseiller municipal ou un député, voilà les seules choses qui m’amenaient à l’élection. Mais là, aujourd’hui, j’en sors avec 2 communes sur 2 (Njombe-Penja et Dibombari dans le Moungo) et je suis en voie d’attendre à peu près 2 députés sur 3», s’est-il félicité, rappelant que son parti existe seulement depuis un peu plus d’un an.  

L’ancien pensionnaire des prisons de New-Bell à Douala et de Yaoundé-Kondengui révèle qu’en allant aux élections locales, c’est l’élection présidentielle de 2025 qu’il prépare déjà.

«En 2018, je n’ai pas été candidat à l’élection présidentielle précisément parce que mon parti n’avait de conseiller municipal tel que l’exigeait la loi, pour la simple raison que mon parti venait d’être créé. Il n’aurait donc pas été juste pour notre parti de ne pas aller aux élections en 2020, parce qu’il fallait donner au parti, soit un conseiller municipal, soit un député pour qu’en 2025, le parti soit capable d’investir un candidat», a expliqué l’ancien maire de Njombe-Penja qui pourrait bien y effectuer son come-back.

PEK, comme l’appellent ses partisans, estime qu’il fallait donner une forme de légitimité à son parti en entrant dans les institutions de la République.

«Entre aujourd’hui est 2025, beaucoup de choses peuvent changer dans ce pays, beaucoup de choses peuvent se faire. Mais il ne faut pas qu’au moment de ce rendez-vous là, j’en sois encore à être appelé ‘‘directeur de campagne de quelqu’un’’. Ça c’est des rôles que je n’ai pas beaucoup apprécié. En tout cas tel que ça s’est terminé, si vous me demander de devenir directeur de campagne aujourd’hui, je préfèrerais quitter définitivement la politique», a-t-il indiqué.

Fred BIHINA

 

Auteur:
Fred BIHINA
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