Cameroun – Elections municipales et législatives: Le Sénateur Albert Mbida propose la modification du code électoral pour éviter une crise électorale aux relents tribalistes

Par Claude Paul TJEG | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 13-Nov-2019 - 13h15   15194                      
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Albert Mbida Archives
C’est la substance principale d’un discours qu’il a prononcé le 06 novembre dernier à Akonolinga à l’occasion des célébration du 37e anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême.

Le 6 novembre dernier, à l’occasion de la célébration du 37e anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature Suprême, Albert Mbida comme nombre de ses camarades du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais (RDPC) s’est rendu dans son département d’origine, le Nyong et Mfoumou, pour s’entretenir avec les populations locales. Prenant la parole, le sénateur a tout d’abord rappelé à l’assistance l’importance des prochaines élections législatives qui auront lieu le 09 février 2020. En plus de cela, il a tenu à faire quelques propositions pour que ces dernières ne débouchent pas sur des crises électorales aux relents communautaristes. Selon lui, cela passe par la modification du code électoral. «Je lance un appel urgent pour la modification du Code électoral pour que nous ayons un code électoral qui nous évitera des crises électorales à colorations ethniques, tribales ou claniques. Le préambule de notre constitution dispose que l’État assure la protection des minorités et préserve les droits es populations autochtones. Pour ce faire, l’article 57 alinéa 3 de la loi fondamentale avait déjà réglé le problème au niveau du Conseil Régional. Nous devons garantir et protéger les droits des minorités et des populations autochtones au niveau régional, au niveau des communautés urbaines et au niveau des municipalités. Concrètement, les articles sur la composition des listes doivent être revus et corrigés ainsi qu’il suit:Toute liste aux élections régions régionales doit comporter 70% d’autochtones», a-t-il confié à nos confrères d’Essingan.

Suivant la même logique, Albert Mbida pense que «comme cela a déjà été dit et réglé dans la constitution pour le Conseil régional, le Président du conseil de communauté urbaine, ou le délégué du Gouvernement s’il doit être élu, ainsi que le Maire doivent être autochtones. Oui, la préservation des droits des populations autochtones à s’occuper des affaires publiques de leurs terroirs commande cette modification» a-t-il poursuivi

Pour conclure, l’enseignant d’université pense que «légiférer sur ce pourcentage minimum nous épargnera des crises électorales tribales, ethniques claniques du fait de la marginalisation. Certes les puristes diront qu’en démocratie, la minorité se plie à la loi de la majorité, mais dans la justice qui doit nous guider en politique, il ne faut pas confondre démographie et démocratie. Cette justice doit nous amener à respecter les minorités ethniques. Légiférer devient une urgence nationale...»

Auteur:
Claude Paul TJEG
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