Cameroun – Établissements de Microfinance: Les critiques de Paul Fokam sur l’avant-projet de règlement de la COBAC

Par Géraldine IVAHA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 17-Mar-2017 - 01h25   45292                      
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Paul Fokam Kammogne Archives
Selon le Fondateur d’Afriland First Bank, plusieurs dispositions contenues dans le texte élaboré par le secrétariat de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) ne sont pas adaptées aux réalités du secteur.

Le Fondateur d’Afriland First Bank Dr Paul Fokam, par ailleurs parrain des Mutuelles Communautaires de Croissance (MC2) est d’avis que ce réseau qui compte une trentaine d’Etablissements de Microfinance est menacé par une règlementation inadaptée. Le Quotidien de l’Economie du 16 mars 2017 explique que, de nombreuses dispositions proposées dans l’avant-projet de règlement fixant les conditions d’exercice et de contrôle de l’activité des Etablissements de  Microfinance (EMF) dans la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) inquiète le secteur.

Pour Dr Paul Fokam, l’article 30 de cet avant-projet qui stipule que «les EMF de première catégorie devront exercer leurs activités exclusivement à l’intérieur d’un réseau», paralyse l’esprit d’initiative. «Imaginez une région, un département ou un arrondissement donné, qui est en proie à la pauvreté. Celui qui veut prendre une initiative pour y créer la richesse brute, a cette exigence d’appartenir à un réseau. Ceci est totalement contraire à l’esprit et au fondement des MC2 qui veut qu’une communauté donnée mette ses moyens et ses compétences ensemble dans le respect des us et coutumes pour se développer de façon exponentielle», déclare le Fondateur d’Afriland First Bank.

Pour lui cette disposition veut dire que «si un EMF de première catégorie ne souhaitait pas se transformer en EMF de deuxième catégorie (Société Anonyme), il serait voué à disparaître, même s’il présentait une bonne structure financière, de bonnes performances économiques et sociales». Dr Paul Fokam ajoute que l‘article 99 de cet avant-projet interdit aux EMF de première catégorie d’ouvrir des agences, guichets et bureaux. Selon lui, une telle disposition ne tient pas compte des réalités du terrain, car les MEF de première catégorie ont répondu aux besoins des populations en créant des guichets pour servir les membres.

La COBAC prévoit également l’augmentation du capital social minimum des EMF de deuxième et troisième catégorie qui passe respectivement de 50 millions de FCFA à 500 millions de FCFA et de 5 millions de FCFA à 250 millions de FCFA. Cette augmentation, peut-on lire, est trop élevée d’après l’expert financier.

 

 

 

Auteur:
Géraldine IVAHA
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