Cameroun - Exactions sécessionnistes: Le policier Joël Tidike du GMI de Bamenda a été brulé vif par des rebelles séparatistes.

Par Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 17-Mar-2019 - 17h35   6473                      
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Police Municipale Archives
La scène effroyable s’est produite dans la soirée du samedi 16 mars 2019 sur un terrain de jeu situé à un jet de pierre du Groupement mobile d’intervention de Bamenda.

Joël Tidike n’est plus. En service depuis 17 ans au Groupement mobile d’intervention numéro 6 de Bamenda, chef-lieu de la Région du Nord-Ouest, il a été kidnappé dans la soirée d’hier samedi 16 mars alors qu’il se trouvait non loin de son lieu de travail.

Sans l’emmener loin, les ravisseurs du policier, reconnus comme des combattants sécessionnistes, l’ont torturé, puis brulé vif au milieu d’une aire de jeu au quartier Alabukam.

Produit de la promotion 2000 du Centre d’instruction et d’application de la police de Mutengene dans lu Sud-Ouest, l’originaire de la Région de l’Adamaoua, se sentait pourtant mieux dans la ville chef-lieu de la Région du Nord-Ouest, selon ses proches, nonobstant la crise dite anglophone qui fait des hommes en tenue et des autorités administratives, la cible privilégié des séparatistes.

« Les folies sécessionnistes m’ont arraché tragiquement et méchamment mon frère aîné, TIDIKE Joel, kidnappé à 100 m de son service, le GMI de Bamenda, torturé et immolé par le feu en 30 mn dans un terrain de football non loin de là.  Mon frère vivait pourtant à Bamenda et de façon intégrée depuis 2002. Il s’y sentait mieux que partout ailleurs. Il aimait ses autres frères et sœurs de Bamenda sans limite. La majorité d’entre eux le lui rendait bien. Et c’était visible, voire réel. Mon frère, mobilisé et mort pour la République, sans la faute de la République et sans aucune faute de sa part contre quiconque. Ma famille porte les stigmates de cette   guerre inutile contre notre Nation commune et en partage. Son sang fécondera, je le souhaite, le limon de l’espérance d’un retour aux valeurs du vivre-ensemble camerounais. Ses cris, douleurs et contritions ultimes, vitales et mortelles seront un sacrifice christique pour notre peuple uni et à jamais.  Ma famille se place au-dessus de la haine, pleure cependant mais toujours en chantant l’hymne à la parfaite unité nationale. Larmes versées comme prière au bon sens et à la réconciliation des cœurs, sans condition préalable pour un retour de tous et de chacun vers la mère patrie.  Nous nous en remettons au pouvoir de pacification des cœurs propre au Seul DIEU ÉTERNEL ET VIVANT. AMEN ». Témoignage de Blaise Moussa, le frère du policier lâchement assassiné Samedi 16 Mars 2019.

Auteur:
Adeline ATANGANA
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