Cameroun - Extrême-Nord: Une mystérieuse maladie fait 16 morts dans le Mayo-Tsanaga

Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 18-Mar-2017 - 10h54   27521                      
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Un nouveau-né Archives
43 cas ont déjà été notifiés depuis janvier 2016. Les principales victimes sont des enfants âgés de moins de 5 ans.

Depuis janvier 2016, la Fièvre Eruptive Atypique (FEA) a occasionne le décès de 16 personnes dans six districts de santé du Mayo Tsanaga dans la région de l’Extrême –nord. Selon le trihebdomadaire L’œil du Sahel du vendredi 17 mars 2017, qui rapporte cette information, les principales victimes de cette maladie sont des enfants âgées de moins de 5 ans.

En effet, même si tous les signes portent à croire que les enfants décédés souffraient de cette maladie, les médecins attendent des confirmations à travers les résultats d’examens effectués dans des Centres spécialisés. « Pour le moment nous sommes dans une situation de suspicion. Nous avons envoyé des examens au Centre Pasteur de Garoua et nous attendons les résultats. De toutes les façons, nous pourrons dans un mois, confirmer s’il s’agit effectivement de la FEA », relativise le Dr Tambacho Afizu, directeur de l’hôpital de district de Mokolo

Il faut dire que la FEA se manifeste par une fièvre persistance, des éruptions cutanées, une anémie, une hépatosplénomégalie et des adénopathies. Heureusement, « s’il y a une certitude en ce moment, c’est que ce n’est pas quelque chose qui se contamine.ca n’atteint que es enfants. Mais on continue les enquêtes », indique le directeur de la Lutte contre la maladie et les épidémies, le Dr Etoundi Mballa.

Si certains infirmiers avouent n’avoir jamais eu affaire avec ce genre de cas, ce n’est pas le cas pour Daniel, infirmier à l’hôpital de Maroua. « On a souvent eu des cas comme ça. On nous demande de faire des prélèvements qu’on doit acheminer au centre Pasteur pour plus d’investigations. Tant que le centre spécialisé en recherche n’a pas confirmé la maladie, le cas reste suspect», a-t-il confié.

 Toutefois, la région reste en état d’alerte. Les autorités sanitaires demandent pour cela, d’accroitre la vigilance et de rapporter tout cas suspect dans un district de sante et surtout éviter de semer la panique au niveau des populations.

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Auteur:
Lore E. SOUHE
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