Cameroun - Fête nationale/Michael Fogain (membre de la plateforme United for Cameroon): «Depuis l’abrogation de la forme fédérale du Cameroun en 1972, notre pays est descendu progressivement dans les confins de l’État de non droit»

Par Béatrice KAZE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 20-May-2021 - 10h30   3411                      
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Michael Fogaing Michael Fogaing
Dans une interview accordée au quotidien Le Messager, le membre du Comité de coordination de United4Cameroun, une plateforme de la diaspora camerounaise à travers le monde, propose des pistes pour rétablir l’unité au Cameroun.

La 49ème Fête nationale de l’Unité se célèbre ce jeudi 20 mai 2021. Cette édition est placée sous le thème: «Armée et Nation: Ensemble pour relever les défis de la sécurité sanitaire et préserver la paix, la stabilité et la prospérité du Cameroun».

Cette célébration offre l’occasion à de nombreux citoyens de se prononcer sur l’avènement de l’Etat unitaire le 20 mai 1972 à la suite d’un référendum qui a mis fin au système des deux Etats fédérés.

Dans une interview publiée dans les colonnes du journal Le Messager édition de ce 19 mai 2021, Michael Fogain, membre du Comité de coordination de United4Cameroun, une plateforme de la diaspora camerounaise à travers le monde, estime que «depuis l’abrogation de la forme fédérale du Cameroun en 1972, notre pays est descendu progressivement dans les confins de l’État de non droit, d’ethno-fascisme, de prévarication et de paupérisation toujours plus prononcé. Le régime en place est clanique, clientéliste, incompétent, prédateur, dictatorial et néocolonial. En conséquence, le vivre-ensemble entre les composantes du peuple camerounais est durement mis à l’épreuve».

Pour lui, les memoranda de revendication et des signes de replis identitaires fusent de toutes les contrées de la nation. En particulier, les régions anglophones du Nord-Ouest et Sud-Ouest, de l’Extrême-Nord et de l’Est du pays sont en situation de guerre.

Après ce triste constat, Michael Fogain propose quelques pistes de solutions pour rétablir l’unité. Selon lui, «il faut un cessez-le feu suivi des négociations inclusives entre toutes les parties prenantes de la crise Anglophone, pour trouver une solution durable au problème Anglophone; deuxièmement, la décolonisation du système électoral néocolonial toujours en place au Cameroun depuis 1957 par une refonte profonde, de sorte à consacrer un État de droit et le droit inaliénable du peuple camerounais à disposer de lui-même; enfin, il faut une révision de la forme de l’État et de la constitution afin d’y enchâsser une forme fédérale étalonnée sur les pays les mieux décentralisés du monde», propose-t-il.

Auteur:
Béatrice KAZE
 @T_B_A
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