Cameroun - Fraude fiscale: Des pertes énormes d’argent pour le Cameroun

Par Jean-Marie NKOUSSA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 22-Nov-2017 - 15h56   1623                      
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Billets de banque en coupure de 10 000 FCFA Archives
Les flux illicites d’argent entraînent des pertes atteignant parfois 6% du PIB.

Le Cameroun vient d’abriter la 10è édition du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales. Ce mouvement dont l’objectif est de lutter contre l’évasion et la fraude fiscales, est une émanation de l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et regroupe 147 pays. Lesquels s’échangent des informations pour limiter le phénomène.

Membre de l’organisation depuis 2012, le Cameroun subit en effet le contrecoup des flux illicites d’argent. La Nouvelle Expression (LNE) en kiosque le 21 novembre 2017, renseigne que pour la seule année 2011, le pays de Paul Biya a perdu l’équivalent de 6% de son Produit intérieur brut. Pour ces dernières années, les chiffres exacts ne sont pas disponibles. Mais un rapport de l’ancien président d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, révèle que les pays africains perdent entre 50 et 60 milliards de dollars chaque année suite à la fraude et l’évasion fiscales.

Un manque à gagner inestimable pour ces pays dont la plupart sont en voie de développement. Aussi, les pouvoirs publics ont-ils mis sur pied des stratégies appropriées. A ce sujet, le ministre des Finances Alamine Ousmane Mey cite : « les inspecteurs des impôts sans frontière, est une initiative dont le Cameroun bénéficie pour aller chercher dans les pays identifiés, certaines opérations qui méritent une technique ou une expertise plus approfondie. Nous avons créé une cellule en charge du renseignement dans le but des échanges avec les autres juridictions. Nous sommes partie prenante à la Convention multilatérale qui vise à harmoniser les conventions signées entre Etats dans le but de réduire les fraudes fiscales et l’évasion fiscale », dit-il.

Depuis les dernières révélations des Panama Papers, renseigne Roland Atanga, chef de la division de la législation à la Direction générale des Impôts, « le Cameroun a mis en place une plateforme. 2088 échanges automatiques de renseignements ont été initiés. 116 juridictions demandeurs sont déclarées importantes. Et 101 juridictions ont procédé à l’échange d’informations ». Des avancées qu’il faudra consolider. La raison pour laquelle, à la clôture des assises de Yaoundé, Maria-José Garde, directrice du Forum mondial, a exhorté les pays à davantage d’échanges d’informations.

Auteur:
Jean-Marie NKOUSSA
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