Cameroun – Garoua : Le commandant du 32e Bataillon d’Intervention Motorisé attendu au tribunal militaire

Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 17-Mar-2017 - 01h29   1846                      
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Patrick Romarick Ndi Onguene, actuellement aux arrêts, est soupçonné d’avoir exécuté un bandit porté disparu depuis sept mois.

Depuis environ sept mois, le jeune Alim, réputé pour être bandit semant la terreur auprès des populations de la ville de Garoua, a disparu sans laisser de trace. A la recherche de leur fils, les parents du jeune homme seront renseignés par les membres du comité de vigilance, qui vont leur apprendre que ce dernier a été arrêté par les éléments du 32e Bataillon d’Intervention Motorisé (BIM), basé à Poli avec pour chef de bataillon, Patrick Romaric Ndi Onguene.

A en croire les propos des parents rendus sur place pour savoir auprès du commandant si le jeune Alim a bel et bien été mis aux arrêts par les éléments du BIM, le commandant de cette unité de sécurité va plutôt interroger le visiteur. «  Pouvez-vous jurer que votre fils n’était pas un grand bandit ? », lance alors Patrick Onguene à son endroit. Une question qui aura vite fait d’alerter les sens du parent, qui inquiet, vase rendre auprès du Préfet du Faro, Maliki Oumara, afin de lui relater les faits. Après avoir écouté la version des membres du comité de vigilance de la localité, réputés très proches du commandant du BIM, ceux-ci vont avouer au lamido que le jeune Alim a effectivement été arrêté par les éléments du commandant du BIM.

Face à ces informations, une enquête a immédiatement été ouverte au tribunal militaire de Garoua et un ordre de poursuite lancé contre le chef de bataillon Patrick Onguene, peut-on lire dans L’œil du Sahel du mercredi 15 mars 2017. A en croire le journal, ce dernier est d’ailleurs déjà aux arrêts en compagnie de ces deux camarades dans le cadre de cette affaire de complicité et non dénonciation de faits.

De l’avis d’un officier de police judiciaire à la retraite, « il est souvent arrivé qu’un gangster réputé comme celui-ci tombe dans une embuscade des forces de l’ordre et soit abattu. Vous savez les militaires dans ces zones reculées travaillent souvent avec beaucoup de pression ». Néanmoins, au risque d’aller vite en besogne, le commandant sera très prochainement devant la barre du tribunal militaire pour donner sa version des faits.

 

 

 

Auteur:
Lore E. SOUHE
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