Cameroun – Honorable Fusi Naamukong: «Le président de la république ne peut pas demander aux sécessionnistes de déposer les armes, alors qu’en face l’armée détient toujours les siennes»

Par Claude Paul TJEG | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 22-Mar-2019 - 13h31   4787                      
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Wilfried Naamukong Fusi Archives
Invité à l’émission Forum politique sur la CRTV, le député SDF pour la circonscription de Bafut – Tabuh s’est longuement appesanti sur la situation sécuritaire dans les deux régions anglophones du pays, et à également proposé comme préalable à un arrêt des violences, un dialogue franc et honnête

De nombreux sujets on été abordés lors de l’émission. Notamment, la question des élections municipales et régionales qui doivent être organisés en 2019. Sur ce point l’honorable parlementaire s’interroge « de quelle élections parle-t-on ? Aucune élection n’est envisageable dans ces deux régions au vu des conditions de sécurité qui y règne. Ce n’est pas parceque le Cameroun francophone est calme qu’on va parler d’élections. Tous les officiels d’Elecam dans les deux régions anglophones se sont enfuis. Les administrations publiques n’ouvrent presque plus leurs portes. J’aimerais bien voir quel politicien s’aventurera dans ces deux régions pour battre campagne. Dans ces conditions là, est-ce qu’on peu parler d’élections ? » .

En plus Fusi Naamukong explique que  «la situation dans les régions anglophone est terrible et même désagréable. Il n’ y’a pas de transports en commun, aucun véhicule ne circule, les enfants n’ont pas accès aux écoles, les balles des séparatistes ne font pas de cadeaux à qui que ce soit, parceque ça tire sans contrôle. Rien ne fonctionne quasiment dans ces deux régions». Selon lui, la situation aurait été différente si le gouvernement n’avait pas choisi de prendre des mesures légères pour régler une crise aussi importante que celle que traversent les deux régions anglophones du pays.

Selon lui, la seule solution de sortie de crise réside désormais dans un dialogue honnête et inclusif. «lorsqu’une guerre est déclarée, nous ne saurons la résoudre qu’en présence d’une tierce personne ou d’une tierce organisation. Ça peut-être l’OUA, ça peut être l’ONU ou tout autre médiateur. Parceque la confiance a disparu. Les séparatistes n’ont plus confiance en l’armée, l’armée n’as pas confiance aux séparatistes, et les populations sont entre deux feux. On ne déclare pas la guerre à son propre peuple. Aucune  forme de dialogue n’est possible sans négociations» pense-t-il.

                                                                                          

Auteur:
Claude Paul TJEG
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