Cameroun - Justice: Plus de 196 millions de FCFA pour faciliter l’accès à la justice des personnes en détention

Par Béatrice KAZE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 24-Nov-2020 - 08h04   4656                      
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Lancement projet RECAJUD archives
C’est l’objectif visé par le projet de Renforcement des capacités de la société civile camerounaise pour l’accès à la justice des personnes en détention (RECAJUD).

Les activités du projet de Renforcement des capacités de la société civile camerounaise pour l’accès à la justice des personnes en détention (RECAJUD) ont officiellement été lancées ce 23 novembre 2020 à Yaoundé. C’était au cours d’une cérémonie à laquelle a pris part l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou.

Au Cameroun, dans le but de lutter contre le surpeuplement des prisons et les mauvaises conditions de détention, la loi 2016-7 du 12 juillet a introduit les peines alternatives dans le Code pénal. Une disposition qui est loin d’être appliquée.

Le projet RECAJUD vise à renforcer les capacités des membres de la chaines judiciaires dans la protection et la prise en charge des personnes privées de liberté, en particulier les personnes en situation de vulnérabilité, et à promouvoir la mise en application des peines alternatives.

Le projet est mis en œuvre par Avocats sans Frontières France, le Réseau Camerounais des Organisations des Droits de l’Homme (RECODH) et Avocats Sans Frontières Cameroun. Selon Joseph Désiré Zebaze, le Coordonnateur du RECODH, la mise en œuvre de ce projet «va renforcer la collaboration déjà existante entre la société civile camerounaise et les acteurs de la chaîne judiciaire pour la promotion et la protection des droits des personnes en détention d’une part, et entonner une symphonie pour l’application des peines alternatives prévues dans le code pénal en vigueur en République du Cameroun», a-t-il déclaré.

L’initiative bénéficie d’un appui financier du Centre de Crise et de Soutien du Ministère de l’Europe et des Affaire Etrangères Français à hauteur de 299 530 euros soit un peu plus de 196 millions de FCFA. Un appui salué par le Coordonnateur du RECODH. Pour Joseph Désiré Zebaze, ce soutien va permettre «à la société civile d’apporter une contribution significative à la consolidation de l’Etat de droit en général et à la mise en œuvre du plan d’action national de promotion et de protection des droits de l’homme en particuliers».

Les zones d’interventions de ce projet sont: Les villes de Bamenda (Nord-Ouest), Limbe (Sud-Ouest), Bafoussam (Ouest), et Yaoundé (Centre). Il sera question pendant la durée de ce projet, 19 mois, de la promotion des droits des détenus et la prise en charge des cas les plus emblématiques (pas de mandat de dépôt, durée de la détention préventive expirée, personnes discriminées, et d’un plaidoyer pour l’exercice effectif des peines alternatives pour les cas en relevant.

Auteur:
Béatrice KAZE
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