Cameroun: La foire internationale aux vins et spiritueux pour l’Afrique centrale s’est ouverte ce 7 décembre 2017 à Douala.

Par Frédéric NONOS | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 07-Dec-2017 - 21h53   990                      
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Bientôt une unité de production de vins et spiritueux au Cameroun Archives
Pendant une semaine, vendeurs et importateurs de vins et spiritueux vont présenter leurs différents produits dont le marché local est estimé à plus de 127 milliards FCFA en 2017.

La première foire internationale aux vins et spiritueux pour l’Afrique centrale s’est ouverte ce 7 décembre à la maison du parti de Bonanjo, Douala. Du 6 au 12 décembre courant, les participants à cette foire, venus principalement du Cameroun, exposent les produits de ce secteur. Au programme de cette grand messe de vins et spiritueux qui a fait courir le monde ce 7 décembre, des expositions, des dégustations. Mais pas que. Il y a aussi, à en croire le Groupement professionnel des importateurs d’alcools et spiritueux (GIPAS), organisateur de la foire, des rencontres Business to Business avec à la clé, espèrent les exposants, des partenariats potentiels entre fabricants des vins et spiritueux en majorité étrangers et distributeurs locaux. Le GIPAS entend par ailleurs éduquer le public à la consommation des produits de qualité, en encourageant l’arrivée de nouveaux produits de qualité dans le marché sous-régional en progression.

Avec une croissance de l’ordre de 5 à 6% par an, le marché des vins et spiritueux connait une croissance spectaculaire. Il est estimé selon la Chambre nationale des consommateurs (CNC), à plus de 127 milliards FCFA en 2017. Déjà en 2013, les statistiques démontraient que notre pays tient la palme d’or de la consommation des vins de Bordeaux. A l’époque,  43,69% de nos vins et spiritueux provenaient de la France, 9,64% d’Espagne, 9,59 du Royaume-Uni, 8,34% du Brésil et 7,34 d’Afrique du Sud. Bien avant entre 2010 et 2011, notre pays avait importé 11 millions de litres d’alcool pour une valeur de 2,6 milliards FCFA. Les importations étaient de 23% entre 2009 et 2010 et se chiffraient à 30%.

Selon Calvin Nya, président de la CNC, l’éffervescence du marché des vins et spiritueux est surtout du la contrebande et la contrefaçon avec un taux de 60% des produits commercialisés selon le ministère du commerce. Un phénomène qui cause des pertes estimées à 255 milliards FCFA par an, selon un rapport de la Chambre de Commerce, d’industrie et de l’artisanat (CCIMA) de 2014. L’Etat a pourtant déployé des moyens de lutte contre ce fléau, avec l’imposition d’une vignette sur les vins et spiritueux importés. Mais les résultats, déplorent les professionnels du secteur, restent encore attendus.

 

Auteur:
Frédéric NONOS
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