Cameroun: L’homme politique Jean Marc Ngoss supplie Paul Biya de libérer Maurice Kamto

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 22-Mar-2019 - 15h03   3974                      
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Jean-Marc Ngoss Archives
Dans une vidéo, le président national du Parti de l’Esprit d’avril 48 (PEA48) préconise la signature d’une loi d’amnistie « afin que les Camerounais se réconcilient ».

Jean Marc Ngoss supplie Paul Biya pour la paix au Cameroun. Dans une vidéo qui dure 4 minutes et 18 secondes, le président national du Parti de l’Esprit d’avril 48 (PEA48) « implore » le président camerounais. Dans le message déclamé sur fond de musique (« Liberté » d’Anne-Marie Nzié) demande à Paul Biya   de « tout faire pour pacifier le pays en ce moment ». Il lui présente un pays en situation de « crise sociale », un peuple « martyrisé par quelques prébendiers qui profitent des grâces du régime ».  

Ses requêtes concerne aussi les leaders politiques emprisonnés. « Je vous implore de libérer les mis en cause dans le cadre de la marche blanche. Oui recevez les dans le cadre d’une audience publique. Recevez les mis en cause dans le cadre de la crise anglophone. Car un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. Le pays est fissuré. On parle de tontinards, de sardinards, comme si on aurait pu ensemble parler de ça du temps de nos  pères-fondateurs ».

Il suggère à Paul Biya d’imiter les exemples de Nelson Mandela d’Afrique du Sud  et Paul  Kagamé du Rwanda,  qui indique-t-il, ont pardonné à leurs bourreaux. Jean Marc Ngoss souhaite que le président n’écoute plus les mauvais conseillers. A genoux, il demande à la première dame  d’ « accompagner » celui qu’il appelle « notre père ».

L’opposant qui se présente comme « le 3ème président de la République du Cameroun » insiste particulièrement sur le cas du leader du MRC Maurice Kamto. « En tant que mendiant de la paix, pacifiez ce pays, faites tout. Libérez le professeur Maurice Kamto. Libérez-le Monsieur le président de la République. Signez une loi d’amnistie afin que les Camerounais se réconcilient », dit-il le sanglot dans la voix.  

Pour lui, les prévaricateurs de la fortune publique doivent aussi être libérés et soumis aux travaux forcés. Ce sera, croit-il, le seul moyen de les contraindre à restituer l’argent volé. Car soutient-il les mettre en prison ne rapportera pas l’argent.  

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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