Cameroun - Liberté de la presse - Le journaliste Michel Biem Tong s’exprime après sa libération: «merci à Olanguena Awono, Amadou Vamoulke et Jean Baptiste Nguini Effa pour leurs conseils et leurs messages de réconfort à mon arrivée en prison»

Par Fred BIHINA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 17-Dec-2018 - 13h46   5113                      
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Michel Biem Tong Archives
Le cyber-journaliste s’exprime pour la première fois depuis sa libération le 14 décembre 2018.

Michel Biem Tong respire à nouveau l’aire de la liberté. Le cyber-journaliste fait partie des 289 de personnes détenues dans le cadre de la crise anglophone qui ont été remises en liberté vendredi dernier, suite au décret présidentiel signé la veille.  Sa première réaction, c’est sur sa page Facebook que Biem Tong l’a faite.

Essentiellement des remerciements pour ceux qui l’ont soutenu pendant sa période d’incarcération, notamment ses avocats (Mes Essomba Tsoungui Pierre, Michelle Ndocki, Agbor Balla, Alice Nkom, Félicité Esther Zeifman), ses confrères, sa famille et des détenus de la prison centrale de Kondengui où il a été enfermé pendant un mois.

L’ancien journaliste de La Nouvelle Expression remercie particulièrement d’anciens dignitaires du pouvoir de Yaoundé incarcérés pour détournement de deniers publics. « Merci au ministre Urbain Olanguena Awono, à l'ancien Dg de la CRTV Amadou Vamoulke et à l'ancien Dg de la Société des dépôts pétroliers (SCDP) Jean Baptiste Nguini Effa pour leurs conseils et leurs messages de réconfort à mon arrivée en prison », écrit le journaliste de 33 ans qui souhaite que  « Dieu tout puissant abrège le séjour en prison de tout ce beau monde ».

Michel Biem Tong a été interpellé le 23 octobre et détenu pendant trois semaines au Secrétariat d’Etat à la Défense. Placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Yaoundé le 15 novembre, il était poursuivi à cause de ses prises de position,  pour « apologie du terrorisme » ; « outrage au Chef d’Etat » ; « apologie des crimes d’atteinte à la sûreté de l’Etat » ; « propagation de nouvelles susceptibles de nuire aux autorités publiques et à la cohésion nationale ». Des chefs d’accusation passibles d’une peine de mort.

Fred BIHINA

 

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Fred BIHINA
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