Cameroun - Littoral: L’échangeur de Bekoko (Commune de Dibombari) menacé d’effondrement

Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 16-Jun-2017 - 23h25   2744                      
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Pont provisoire construit à Matomb Otric Ngon
Un doigt accusateur pointé sur l’exploitation sauvage de la carrière de terre adjacente.

Les populations de Bekoko, village situé dans la commune de Dibombari (Littoral), sur la route reliant Douala à Mbanga vivent dans la peur depuis quelques temps. Et pour cause, l’échangeur de la localité éponyme est menacé d’effondrement du fait de l’exploitation  sauvage de la carrière de terre adjacente. Selon Le Messager du vendredi 16 juin 2017 qui relaie cette information, un individu a envisagé de détruire sous le nez des autorités, la couche de terre servant de soutènement de l’ouvrage.

« C’est une catastrophe qui se prépare en ce lieu. Vous pouvez voir de près le danger auquel sont exposés les populations et les usagers. Cette carrière à ciel ouvert aurait dû être interdite. C’est inquiétant ce qu’on voit ici. La route est endommagée », déclare un automobiliste.

Devant cette situation, certains notables ont tiré la sonnette d’alarme et attirent d’ailleurs l’attention des autorités administratives à ce sujet. « Comment peut-on creuser la terre à cet endroit ? La carrière était  derrière. Elle a progressé au point d’atteindre la voie publique. Nous ne sommes pas loin du désastre si rien n’est fait pour stopper ce drame qui se prépare ».

De l’avis d’un notable, il faut redouter la destruction complète  de cet échangeur qui avait coûté plusieurs milliards de FCFA. Aussi, il s’indigne de l’indifférence des autorités administratives devant cette situation.  « Les autorités passent tous les jours et voient cela. Mais personne ne dit rien. Le jour où la route va se casser ou qu’un pylône de la ligne électrique à haute tension va tomber, nous verrons tout un déploiement de ceux qui nous gouvernent ».

D’après les populations de Bokoko, le propriétaire de cette carrière, le nommé Ngoua Martin, ne dispose d’aucun titre foncier de cet endroit, encore moins aucun mandat des propriétaires pour se livrer à une activité aussi dangereuse. Pourtant, ladite activité avait d’ailleurs été interdite par le  délégué régional des Mines pour le Littoral. Dans la même lancée, le préfet du département du Moungo avait instruit ce dernier de cesser cette activité.

Néanmoins, l’activité se poursuit en toute illégalité, exposant les populations et les usagers à de gros risques d’éboulements.

Auteur:
Lore E. SOUHE
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