Cameroun - Lutte contre la Contrebande: La Société Nationale des Hydrocarbures révèle les différentes facettes de la fraude des produits pétroliers

Par Béatrice KAZE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 25-May-2020 - 12h10   1763                      
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Un pétrolier qui va transporter 200 000 barils de pétrole au terminal de Kipevu, le 26 août 2019 à Mombasa, au Kenya AFP/-
Ces pratiques font perdre d’importantes ressources financières à l’Etat.

La Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) a récemment publié son magazine du mois de mai 2020. Dans ladite publication, la SNH révèle les différentes facettes de la fraude des produits pétroliers au Cameroun.

D’après l’hebdomadaire Expression Economique qui rapporte cette information dans son édition du 19 mai 2020, «la première forme de fraude concerne les importations de contrebande».

«La pratique consiste  à faire entrer de façon illégale au Cameroun, des carburants des pays voisins, où les prix sont inférieurs à ceux en vigueur sur le territoire national. Certains de ces produits proviennent du vol de produits issus du circuit légal, d’autres de raffineries artisanales illégales. Ils sont revendus sur le marché local», indique la SNH.

La société à capitaux publics cite également  les fausses exportations et les soutrages fictifs. «Il s’agit ici des produits déclarés pour l’exportation ou destinés aux soutes des navires, mais qui sont reversés dans des stations-services ou vendus aux grands consommateurs. Ces produits qui sont exonérés de certaines taxes du fait de la destination déclarée, assurent d’importants gains aux fraudeurs et des pertes à l’Etat», explique le journal.

Autres techniques utilisées par les fraudeurs, «le détournement des essences exonérées de certaines taxes, destinées à des administrations précises, à l’instar des forces de défense ou des exploitations minières, le frelatage du carburant ou du gasoil avec le pétrole lampant; ici, peut-on lire, le mode opératoire des fraudeurs consiste à mélanger du super ou du gasoil avec une quantité de pétrole lampant allant parfois jusqu’à 50% du volume. Ce mélange est ensuite vendu au prix du gasoil ou du super. Il y a enfin des mélanges de produits de qualité douteuse avec les carburants».

Pour lutter contre ces pratiques, «la société Hydrocarbures-Analyses- Contrôles (HYDRAC) fait le bilan des retombées du marquage chimique des produits pétroliers».

 

Auteur:
Béatrice KAZE
 @T_B_A
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