Cameroun - Lutte contre le SIDA: L’ONG Synergies africaines encourage les élèves à se faire dépister

Par Wilfried ONDOA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 24-Nov-2020 - 07h38   3492                      
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Synergies Africaines archives
C’était l’objet de la causerie éducative qui s’est tenue à Yaoundé, au lycée général Leclerc le 20 novembre 2020, avec des élèves venus de plusieurs établissements des sept arrondissements de la ville.

L’ONG Synergies africaines a organisé une causerie éducative avec des élèves venus de plusieurs établissements publics et privés des 7 arrondissements de la ville de Yaoundé le 20 novembre 2020, au lycée général Leclerc. Il était question pour les responsables de cette ONG d’encourager les élèves à se faire dépister.

D’après le quotidien national bilingue Cameroon Tribune paru le 23 novembre 2020, le thème de cette causerie éducative était «vaincre la peur du dépistage». «Les différents intervenants ont encadré les jeunes sur la signification du VIH/Sida, son mode de transmission. Et surtout sur la question centrale adressée à la jeunesse: ‘’Pourquoi les jeunes refusent-ils de se faire dépister ?’’», poursuit notre confrère.

A cette question, plusieurs élèves «ont avoué ne pas se faire dépister par crainte d’avoir un résultat positif et se faire rejeter par la communauté. Pour d’autres encore, la phase post counciling est traumatisante et n’encourage même pas à aller récupérer son résultat», peut-on lire.

Pourtant d’après Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif des Synergies africaines, «la jeunesse ne doit pas avoir peur de se faire dépister. C’est pour cela que la thématique de vaincre la peur du dépistage a été à l’ordre du jour de la causerie éducative et de la participation des Synergies africaines à ce Mois camerounais contre le Sida», rapporte le journal d’Etat.

Quant au proviseur du Lycée général Leclerc, André Fouda, qui a lui-même pris part à cette causerie éducative, «les élèves devraient être disciplinés et pratiquer l’abstinence sexuelle», lit-on.

Enfin, «avec une prévalence estimée à 3,4% en 2018, le Cameroun est dans un contexte d’épidémie généralisée. Un tiers des personnes infectées se retrouve dans la population jeune âgée entre 15 et 24 ans», peut-on lire.

Wilfried ONDOA

Auteur:
Wilfried ONDOA
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