Cameroun - Lutte contre les violences: La Commission Nationale des Droits de l’Homme condamne les actes de féminicides en hausse au Cameroun

Par Béatrice KAZE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 13-Aug-2020 - 17h11   1188                      
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Pr James Mouangue Kobila CIN
Les membres de la CNDHL ont marqué leur indignation lors de la réunion de coordination mensuelle des présidents et rapporteurs des sous-commissions.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés lance l’alerte sur les féminicides (meurtre d'une ou de plusieurs femmes ou filles pour la raison qu'elles sont des femmes) qui prennent de l’ampleur au Cameroun.

Réunis le 29 juillet 2020 autour de James Mouangue Kobila, président par intérim de l’institution, dans le cadre de la réunion de coordination mensuelle des présidents et rapporteurs des sous-commissions de la CNDHL, les membres de la Commission ont révélé que les causes des «féminicides» restent incontrôlées.

Après énumération de quelques cas, notamment, le décès de Larissa Zenta, brûlée à l’essence le 29 juin 2020 par son mari au quartier Mbankolo à Yaoundé, ou le décès de Lydienne Solange Taba, étudiante de 23 ans, qui a reçu une balle de l'arme de son compagnon à Kribi, la Commission «condamne avec la dernière énergie tous ces actes portant atteinte à la vie et à la dignité humaine et recommande que les résultats des enquêtes ouvertes pour chacun de ces crimes soient punis, conformément à la loi», indique le rapport de cette rencontre mensuelle, exploité dans les colonnes du quotidien Mutations en kiosque ce 13 août 2020.

Au cours de cette rencontre, les membres de la CNDHL, se sont également intéressés à la persistance des troubles dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, à la résurgence des attaques terroristes de Boko Haram dans l’Extrême-Nord, aussi, aux prises d’otages fréquentes accompagnées de demandes de rançon dans les régions du Nord et de l’Adamaoua. Ainsi, la Commission «invite de nouveau les groupes armés actifs dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest à déposer les armes et à renoncer définitivement à leur projet de partition du pays, ainsi qu’aux actes d’intimidations et aux violences qui perturbent les activités dans ces deux régions». Elle encourage par ailleurs l’Etat «à faire davantage pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national, tout en veillant scrupuleusement au respect des droits de l’Homme», rapporte le journal.

 

Auteur:
Béatrice KAZE
 @T_B_A
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