Cameroun – Manœuvres: Selon Jeune Afrique, Ferdinand Ngoh Ngoh ne veut pas de la réforme du code électoral

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 21-Oct-2019 - 12h25   8460                      
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Ferdinand Ngoh Ngoh Archives
Dans son édition en kiosque, le journal panafricain prévoit les prochaines actions du président de la République en rapport avec les résolutions du Grand dialogue national.

Jeune Afrique prévoit ou tente de prédire les suites du Grand dialogue national. Dans son édition en kiosque depuis le 20 octobre 2019, l’hebdomadaire panafricain dévoile les intentions supposées ou réelles du président camerounais Paul Biya. Il croit que le dirigeant   « veut rapidement trouver une solution à la crise anglophone ». Preuve en sera donnée, croit notre confrère, lors de la prochaine session parlementaire, où le « gouvernement devrait présenter un projet de loi prévoyant une « décentralisation accrue » ainsi que l'octroi d'un statut spécial aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ». Jeune Afrique croit savoir que Paul Biya n’a pas encore l’intention « de faire libérer le sécessionniste Sisiku Ayuk Tabe ».

Une action pour s’attirer les faveurs des Camerounais de l’étranger serait prévue. « Selon nos sources, Biya aurait accepté de suivre les recommandations du « grand dialogue national » s'agissant de l'instauration d'une double nationalité et la création de circonscriptions pour les Camerounais de l'étranger avant les législatives de février 2020 », indique le journal. Qui pense qu’ « un remaniement gouvernemental devrait avoir lieu après les élections ». Ce n’est pas une action facile à mener croit le journal. « Sur ce dossier, Biya avance en terrain miné, certains, dans son propre camp, voyant d'un mauvais oeil une éventuelle ouverture à l'opposition ». Il y a plus complexe encore.

C’est la question de la réforme du système électoral qui semble heurter les plus proches collaborateurs du président Biya. « Réunis autour de Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence, ils s'activent à bloquer toute réforme du code électoral ­que réclame Maurice Kamto ­pouvant favoriser une percée du camp adverse lors des prochains scrutins ». Pour ce qui est du sort des partis alliés du RDPC au pouvoir, l’on apprend que l'UNDP de Bello Bouba Maïgari, le FSNC, d'Issa Tchiroma, « ont de leur côté fait en sorte d'obtenir des gages quant à leur maintien au gouvernement ».

 

 

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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